La neuroscience du chant

chanter-en-groupePar Cassandra Sheppard, samedi 14 janvier 2017
  •  Chanter en groupe harmonise nos rythmes cardiaques

La neuroscience du chant montre que quand nous chantons, nos neurotransmetteurs se connectent différemment et d’une manière nouvelle. Cela active le lobe droit de notre cerveau, émettant des endorphines qui nous rendent plus intelligents, en meilleur santé, plus heureux et plus créatif. Quand nous chantons en compagnie d’autres personnes, cet effet est même amplifié.

Il y a de la science derrière tout ça. Chanter est vraiment vraiment bon pour vous et les recherches les plus récentes suggèrent que le chant en groupe est la plus exaltante et la plus transformante des expériences.

Les bons sentiments que nous avons à chanter en groupe sont la récompense de long terme, à se réunir ensemble et à collaborer.

La recherche suggère que, créer de la musique ensemble, devient un outil pour la vie en collectivité. Les groupes, les tribus chantent et dansent ensemble pour construire leur loyauté, transmettre les informations vitales, et pour parer aux ennemis.

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Chanter en groupe fait partie des traditions tribales depuis des milliers d’années.

  • La science apporte son soutien au chant

Ce qui n’avait pas été compris avant récemment, c’est que chanter en groupe déclenche l’émission conjointe d’ocytocine et de sérotonine, les hormones de l’attachement, et même, synchronise les battements de notre cœur.

La chorale incite littéralement les gens à davantage sortir de leur caverne. Ceux qui chantaient ensemble étaient très liés et solidaires.

Dans son livre « L’imparfaite harmonie : Trouver le bonheur en chantant avec les autres », Stacey Horn appelle le chant : une infusion du plus parfait des tranquillisants – celui qui à la fois apaise vos nerfs et élève votre esprit.

La chorale n’apporte pas seulement le bonheur mais connecte les participants entre eux et en eux, en profondeur.

  • Le chant vous rend heureux

Pendant une décennie, la science a travaillé dur pour essayer d’expliquer pourquoi chanter a un tel effet calmant et énergisant sur les gens. De nombreuses études ont démontré que chanter relâche des endorphines et des ocytocines – ce qui au passage, réduit l’anxiété et le stress – et qui sont liées aux sentiments de confiance et d’attachement.

Chanter aide les gens atteints de dépression et réduit le sentiment de solitude, rendant les gens détendus, heureux et connectés. Quoi d’autres ? Les bénéfices du chant s’accumulent. Les gens qui chantent ont des taux réduits de cortisol, ce qui indique un plus faible niveau de stress.

La chanteuse britannique, professeure de chant et directrice de chorale, Sophia Efthimiou décrit le chant comme un processus de contrôle conscient du souffle et du larynx pour créer et contenir certains tons et nous mixons cela avec du rythme et de la poésie pour créer des chansons.

Dans un groupe, chaque membre ressent les vibrations musicales bougeant à travers le corps simultanément. Nos cœurs se synchronisent. Sophia explique : nous formons littéralement un battement de cœur unifié.

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Chanter ensemble synchronise nos battements de cœurs de manière à ce qu’ils battent comme un seul.

  • Tout le monde peut chanter.

Une des choses géniale à propos du chant, c’est que vous pouvez améliorer votre bien-être même si vous n’êtes pas si bon. Une étude a montré que :

Le chant en groupe peut provoquer des sensations de satisfaction thérapeutiques même quand le son produit par l’instrument vocal est de médiocre qualité.

Tania de Jong, chanteuse et fondatrice de « Creativity Australia », a effectivement exploité cette capacité d’un groupe à emporter chacun de ses membres, quelle que soit sa capacité à chanter.

Le projet de l’organisation « With one voice » a réuni des personnes différentes pour chanter ensemble régulièrement. L’euphorie du groupe est utilisée pour permettre aux gens d’exprimer leur propre créativité, déclenchée par les sessions de chant, pour générer de nouveaux liens de solidarité dans la communauté, des connexions et des opportunités.

Tania dit : « Une des choses géniales avec le chant c’est que ça vous connecte avec le cerveau droit. Ce côté est responsable de l’intuition, l’imagination et toutes nos fonctions créatives. Cela nous connecte à un monde de possibilités. Dans la vie moderne nous sommes constamment bombardés de tant d’informations que nous digérons et analysons. Nous avons tendance à rester bloqué dans la partie gauche, le côté conceptuel de notre cerveau. Et alors, il devient fondamentalement important de nourrir les attributs humains qui nous différencient des machines. Le meilleur moyen de le faire est par le chant.

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Si vous avez une voix alors personne ne peut vous empêcher de chanter à pleins poumons.

  • Chantez partout, tout le temps

Ces bénéfices sont gratuits et accessibles à tous. Nous avons tous une voix. Nous pouvons tous chanter, même si nous croyons que nous ne pouvons pas.

Il fut un temps où nous chantions tous. Nous chantions à l’église, autour du feu de camp, à l’école. Alors que le groupe de chant est vu aujourd’hui comme une résurgence, peu d’entre nous chantent encore. A un moment, quelqu’un nous a dit de nous taire ou a jugé notre voix fausse. Sophia Efthimiou suggère que le chant est très personnel, une expression de sons qui sortent de notre intérieur, et donc nous ne pouvons pas nous empêcher de prendre la critique personnellement, et ça reste.

Déjà, les gens qui proclament qu’ils ne peuvent pas chanter parce qu’ils sont à moitié sourds ont tendance à rencontrer plus de difficultés pour trouver leur voix et chanter.

La surdité est comparativement rare et signifie que vous seriez incapable de reconnaître une chanson. Si vous êtes capable de reconnaître une chanson alors vous n’est pas sourd, vous n’êtes seulement pas entrainé. Sophia clarifie : «  Quand votre voix produit une note fausse, nous pouvons nous sentir terriblement mal comme si c’était un reflet de notre propre valeur. Mais – si vous pouvez parler, vous pouvez chanter ».

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Tout le monde peut chanter alors laissez sortir les chansons où que vous soyez.

  • Élever votre voix

La chanteuse d’opéra américaine Katie Kat souhaite nous encourager tous à chanter bien plus souvent, quelle que soit notre perception de nos compétences.

Chanter augmente notre conscience de nous-mêmes, notre confiance en nous et notre capacité à communiquer avec les autres. Il réduit le stress, nous réconforte et nous aide à forger notre identité et notre influence sur le monde.

Quand vous chantez, la vibration musicale bouge à travers vous, altérant votre état physique et émotionnel. Chanter est aussi vieux que les montagnes. C’est inné, ancien, et à l’intérieur de nous tous. C’est vraiment un des actes thérapeutiques qui améliore le plus votre état. Katie continue : « Cependant la société a des idées biaisées sur la valeur du chant. Chanter est devenu quelque chose de réservé à une élite de talent ou de stars super produites, avec des agents, des manageurs, des dates de concerts – laissant le reste d’entre nous avec des critiques destructrices sur nos propres voix.

Elle proclame que le chant est instinctuel et nécessaire à l’existence. Vous n’avez pas à être un chanteur de talent pour bénéficier des effets biologiques basiques et avec la pratique ces bénéfices augmentent.

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Chanter en groupe apporte de la joie à des gens de tous les âges.

  • Chanter crée des connections

Je me souviens de ma grand-mère chantant toute la journée et à des grandes chorales avec ses amis.

Un de mes souvenirs préféré d’une chorale est dans la vieille tradition écossaise du nouvel an et chanter « Auld Lang Syne ». Ma grand-mère et tous ses amis se réunissant en un grand cercle autour de minuit.

Tout le monde se tenait les mains, et alors, au début du dernier couplet, nous croisions nos bras de manière à ce que notre main gauche tienne la main de l’autre personne sur notre droite, et la main droite tiennent celle de l’autre personne sur notre gauche. Quand la chanson se terminait tout le monde courrait vers le milieu, toujours en se tenant les mains. C’était un bel amusement et en tant que jeune fille, je me sentais tellement en sécurité, entourée et aimée dans ce cercle de chant.

L’expression « auld lang syne » est grossièrement traduite par « pour la bénédiction des vieux jours », et la chanson parle de préserver les vieilles amitiés et de regarder en arrière les évènements de l’année passée. Une tradition qui vaut la peine d’être ressuscitée, en considérant les bénéfices de chanter dans un groupe.

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Les yoga de l’été sur l’île d’Oléron

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en fond : la plage de l’écuissière, RDV tous les jeudis à 9h30

voici le programme de Juillet et d’Août des cours de Yoga sur les plages d’Oléron et dans une véritable yourte mongole au milieu d’un jardin fleurit sous les chênes.

Que vous soyez déjà adepte ou simple curieux n’ayant encore jamais franchi les portes d’un cours de cette discipline dont tout le monde parle, vous êtes TOUS LES BIENVENUS.

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planning hebdomadaire valable TOUT juillet et Août

Cette saison les cours se développent selon leur intensité :

  • le plus immobile : relaxation/yoga Nidrâ (ancêtre de la sophrologie)
  • le plus doux : Yin Yoga
  • le classique Hatha Yoga qui insiste sur la respiration et la tenue des poses (enseigné à la plage et dans le cours de yoga du visage)
  • le dynamique Vinyasa Flow : pour se dépenser et travailler la coordination des mouvements avec le souffle.

matins ou soirs, au Nord, au Sud et au milieu (Oléron ne fait que 30km de long et 15km de large) vous trouverez, j’en suis sure, un cours adapté à vos envies, à vos besoins, à vous.

Les curieux tenterons le Zen Paddle, un savant mélange de balade sur Stand Up Paddle à la découverte des merveilles des marais puis un cours d’initiation au yoga SUR LA PLANCHE.

Pour les gourmands on propose des cartes de 4, 5 et 10 cours.

Pour les hésitants, 45 minutes d’initiation gratuite au yoga tous les mercredis après midi.

En Conclusion : Venez comme vouzêtes, vouzêtes parfait(e)s !

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les dépliants sont distribués dans les offices de tourisme

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Marion en pleine connexion intérieure ;p baie de la perroche

les rendez-vous d’exception : « yoga au clair de lune » dans la baie de la perroche : le mardi 19 Juillet à 21h et jeudi 18 Août à 20h30

 

 

Dark Yoga : à la rencontre de notre côté obscur !!

« Les émotions sont la principale source de prise de conscience. On ne peut transformer les ombres en lumière et l’apathie en mouvement sans émotions » C.G.Jung

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 J’ai eu un jour une élève qui commençait à partir à la dérive et à venir aux cours les yeux vides. Elle évitait de croiser mon regard et avait autour d’elle un mur de protection invisible. Avant, elle avait l’habitude de poser des questions ou de discuter à la fin des classes ; maintenant c’était la première sortie de la pièce et même du bâtiment avant même que je ne sois levé de mon tapis. En fait, je me souviens que nous parlions un tout petit peu. Elle m’a dit qu’elle était débordée. Elle a parlé de ses enfants. Ensuite elle a regardé dans le vague et a dit qu’elle ne savait pas vraiment. Le yoga n’avait plus d’effet. « Parfois » dit-elle, « tout ce que je ressens dans la position de l’enfant c’est de la colère et de la déception ».

 La négativité fait partie de la vie

Le yoga s’appuie sur le vocabulaire du bien-être. J’ai récemment entendu un masseur me dire que nous étions tous les deux travailleurs dans « l’industrie du bien-être ». La promesse de l’illumination a tendance à nous faire croire que nous allons devenir plus spirituels, et quelque part que cela signifie qu’avec le temps nous allons être un petit peu plus serein… avec nos enfants… à propos de l’argent… Il y a là une part de vérité. Le yoga peut nous montrer à quel point c’est bon de se sentir en vie.

Mais le yoga va aussi nous montrer avec précision comme nous nous sentons mal. Normalement, quand des émotions honnêtes commencent à ressortir les élèves quittent le cours. Ils zappent les cours ou décident que le yoga ne leur apportent pas ce qu’ils souhaitent. Ils disent : « Ca ne fonctionne plus ». L’émotion elle-même les en éloigne ; ils ne « sont pas d’humeur », « trop occupé », « trop déprimé pour faire quoi que ce soit ». Ils vont – croyez moi, c’est véridique – se sentir coupable d’être si mauvais quand les autres essaient simplement de s’allonger en savasana. Ceci ne veut pas dire que le yoga ne fonctionne plus, mais au contraire, qu’il FONCTIONNE. La finalité ce n’est pas cette négativité, cette déception. Mais la négativité fait partie du processus, et elle doit être traversée si vous voulez la comprendre, et vous comprendre avant tout. Si vous ne le faites pas, vous passez à côté de la moitié de votre expérience de vie, et probablement à côté des plus grandes forces que vous n’allez jamais découvrir. Si vous ne le faites pas, vous allez continuer à zapper, compenser, répéter et désamorcer. Vous allez transformer l’irritation en gentillesse, vous en remplir, et cela va faire irruption dans votre vie plus tard sous la forme de rage envers un proche ou envers vous-même.

 Au yoga on pratique l’honnêteté, pas la félicité

La plupart d’entre nous avons passé notre vie à étouffer ou à réprimer nos sentiments, à les rationaliser, à les éviter ou à les sublimer par l’exercice, la nourriture, les cigarettes, la télévision, les relations kleenex. On apprend aux femmes à ne pas se mettre en colère parce que ce n’est pas beau, pas féminin (ou trop féminin et limite pétasse, débordement émotionnel, hormonal et incontrôlable). Les hommes sont supposés se sentir compétents, TOUT le temps. Dans nos efforts pour nous sentir mieux, nombre d’entre nous les font taire, en entier, à la faveur d’une psychologie de bas étages ou de spiritualité facile. Cela s’appelle un raccourci spirituel. C’est un essai pour éviter de ressentir les émotions douloureuses, les problèmes non résolus, ou les vérités dérangeantes par des phrases telles que : « Tout arrive pour une raison », « Les voies de Dieu sont impénétrables », « Je vais bien, tout va bien ».

Il y aura un cours de yoga pendant lequel un jour, que ce soit chez vous, ou dans une salle, votre enseignante commencera à chanter. Elle dira « expirez » et vous en sentirez les effets au plus profond de vous même. Elle fera peut être allusion à la paix dans votre cœur, à la détente dans votre bassin ou à votre lumière intérieure.

Si vous êtes comme moi, cela peut aussi parfois vous rendre fou. Il y aura peut être un jour où, vous serez dans la position de l’enfant « dans la douceur, détendu et en sécurité » et vous ne ressentirez rien d’autre que de l’ennui, de l’irritabilité et du mal-être. Et vous ne cesserez de lever la tête vers la pendule. Il y aura peut être même un jour, où votre cerveau insultera cette si gentille enseignante qui vous parlera de l’amour débordant de votre chakra du cœur nouvellement épanoui.

Et c’est là le truc. Le yoga n’est pas une question de félicité, mais une opportunité pour être honnête. La spiritualité n’est pas fondée sur des certitudes, mais sur l’appel du cœur pour se connecter avec sa vérité. L’illumination ne repose pas sur le lâcher prise des mauvaises pensées, mais sur leur compréhension, savoir ce qu’elles nous font et comment elles se manifestent dans notre corps. La non-violence et le pardon ce n’est pas se sentir généreux ou se sentir à la hauteur (« plus haut que » et condescendant), mais connaître la difficulté d’agir avec justesse et d’assumer les responsabilités liées à cette difficulté. Le pardon vient souvent directement de cette reconnaissance de nos mauvais côtés. L’amour ce n’est pas la joie permanente. Parfois l’amour blesse. L’amour est brut.

Le yoga est une histoire d’amour. Pas l’aventure légère et romantique, mais la véritable. Le genre qui vous change. Les émotions sont des passages, des portes d’entrée. Le but n’est pas d’exister sans ombres, de devenir tellement spirituel que nous ne sentions plus jamais grosse, blasée, envieuse, ou impatiente. Le but est de voir en face tous ces défauts quand on prend le chemin qui s’enfonce dans l’obscurité.

Traverser nos ombres

Puisque le yoga nous demande de travailler à la fois le corps et l’esprit, le résultat va inévitablement être désordonné. Il y aura des moments quand le corps lui même est nerveux, en ébullition, speed, ou tremblant, sans que le cerveau rationnel n’en connaisse la cause. Il y aura des jours où l’ennui et la solitude semblent si intenses qu’on les sent nous blesser dans notre chair. Il y aura 5000 manières pour votre esprit de vous dire que vous ne valez rien, que ça ne va pas fonctionner, que l’amour n’existe pas en fait…

Le yoga a déjà du vous donner des clés pour ceci. Vous avez probablement déjà ressenti comment l’amour (que ce fut romantique ou courtois, sous forme de compassion, de sentiment d’être sur la bonne voix, ou de renforcer votre confiance en vous) est la seule chose qui soit vraie. Le plus élevé et le meilleur dans l’être humain est subtil, mystérieux et en lien direct avec nos ombres. La vie est la fois d’une cruauté sans nom et d’une douceur irrésistible, souvent au même moment.

Les ombres vont se montrer. Soyez là. Apathie, mélancolie, ce que les mystiques chrétiens appellent la désolation, les appels existentiels désespérés, avancent quand on va vers eux. Ce n’est pas le passage du temps qui guérit, mais nous qui passons à travers nos expériences.

 Regarder les choses s’effondrer

Il y a des milliers de choses qui nous disent : «passe au dessus», ou « pense positif », ou « lâche prise ». Soyez attentif à ces messages comme à des distractions au bord de la route, rien de plus.

Le yoga c’est l’histoire d’amour pendant laquelle les choses se défont. Dieu quitte la scène, souvent au même moment où il retire le plancher de sous nos pieds. D’abord arrive ceci, ensuite arrive cela. Les frissons des premiers mois de yoga sont partis, la facilité d’apprendre quelque chose de nouveau à chaque fois qu’on franchit la porte. Est parti aussi l’emploi du temps qui vous permettait d’y aller 3 fois par semaine. Partie la force dans vos épaules, votre détermination à suivre votre nouveau régime alimentaire. Partie votre foi dans votre transformation profonde. Et alors un petit battement dans votre cœur. Et alors un deuxième.

traduit de l’anglais par mes soins : http://upliftconnect.com/yoga-of-darkness/

la paix de l’esprit

Poème par Lama Surya Das

 « Arrête

Reste tranquille

Reste silencieux

Chut…

Calme tous tes sens

Laisse tout tranquille

Lâche prise et laisse venir

Détend toi

Il s’agit d’être

Pas de faire

Ne fais rien

Contente toi d’être

L’espace d’un instant

Le silence est d’or

Régale-toi

La paix de l’esprit est le plus intérieur et le plus secret des trésors.

Pourquoi les femmes ont-elles besoin d’une tribu ?

 

Est ce que la solidarité féminine est la force la plus puissante de la santé féminine ?

By Tanja Taljaard on Wednesday March 23rd, 2016 sur Uplift « we are one »

 

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« Les amitiés féminines ne sont qu’une étape vers notre solidarité féminine, et la solidarité féminine peut être une force très puissante ». Jane Fonda

 

Dans les temps anciens, les femmes partageaient bien plus qu’elles ne le font aujourd’hui. Elles partageaient les soins apportés aux enfants, récoltaient de la nourriture et cuisinaient ensemble. Les femmes et les enfants partageaient leurs vies intimement et étaient, au quotidien, une source de force et de réconfort les uns pour les autres. Des traditions telles que celle de la « Tente Rouge », où les femmes se réunissaient pendant leurs menstruations pour être ensemble, souvent avec leurs cycles synchronisés, étaient des temps précieux pour se faire du bien, partager ses histoires de femmes et se garder chacune résiliente et heureuse.

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(Ndlt : La résilience serait le résultat de multiples processus qui viennent interrompre des trajectoires négatives et contrer la vulnérabilité psychologique liée à l’histoire traumatique de l’individu, Wikipedia)

Aujourd’hui les femmes sont bien plus isolées dans leurs maisons et dans leurs vies individuelles et bien plus séparées les unes des autres. Les opportunités d’être ensemble sont plus limitées et le temps passé dans cet état d’esprit est grandement réduit. Ainsi les femmes manquent une belle opportunité de guérison et de soutien qui vient simplement du fait d’être ensemble.

 

Créer une dynamique de soutien

Les femmes sont au centre de la vie de famille, en sont les piliers, apportant le soin aux enfants et souvent à une communauté plus large. Les femmes remplissent des vides émotionnels dans les relations de solidarité qu’elles entretiennent ensemble. Elles renforcent ces relations, les utilisent comme support car savent qu’une seule personne ne peut être « tout » pour une autre. Être avec d’autres femmes vous aide à être une meilleure mère, et le support moral, physique, émotionnel et mental ainsi que la stimulation, créent un bel et harmonieux environnement pour l’épanouissement des enfants.

Les femmes font du bien aux autres naturellement et sont des donneuses empathiques. Il est vital pour elles de recevoir et d’être nourries en permanence puisque trop donner conduit à la dépression, une maladie très commune. Les femmes savent instinctivement comment se soutenir les unes les autres, et savent que seulement être ensemble est ressourçant.

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Le pouvoir de l’amitié féminine

 

Les véritables bénéfices de l’amitié sont incommensurables. Les amis rendent nos vies meilleures et les études montrent que l’amitié a un plus gros impact sur notre bien-être physique et psychologique que les relations familiales.

Les femmes partagent un lien spécial ; elles ajustent leurs âmes l’une à l’autre, se supportent et s’encouragent l’une l’autre. L’auteure Louise Bernikow dit : « les amitiés qui fonctionnent entre des femmes, sont des relations dans lesquelles elles s’aident à s’appartenir à elles-mêmes »

 

Le pouvoir de l’amitié féminine a aussi révélé certains de ses secrets à la science. Les chercheurs ont trouvé que l’hormone d’ocytocine est, en particulier pour les femmes, la panacée de l’amitié, et par extension, de la santé.

 

Comment l’amitié réduit-elle le stress ?

Une étude de référence a découvert que la réponse au stress pour les femmes est différente de celle des hommes. Ce fait a d’importantes conséquences sanitaires. Quand les gens vivent du stress, la réponse « fuir ou combattre » est déclenchée et des hormones sont émises, comme la cortisol. L’ocytocine – une hormone étudiée principalement pour son rôle lors de l’accouchement – est une autre hormone qui est sécrétée à la fois par les hommes et les femmes en réponse au stress. Chez les femmes, elle tempère la réponse « fuir ou combattre » et les encourage à protéger et à nourrir leurs enfants et à se réunir avec d’autres femmes.

 

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Les doctoresses Laura Klein et Sheylley Taylor y font référence comme le modèle « nourrir et se lier d’amitié » qui se produit non seulement chez les humaines mais aussi chez les femelles de nombreuses espèces. Quand nous nous engageons finalement dans « nourrir et se lier d’amitié », il y a même encore plus d’ocytocine qui est produite, allant toujours d’avantage à l’encontre du stress et nous calmant.

Jusqu’il n’y a que peu de temps, de nombreuses études sur le stress se concentraient sur les hommes dit Taylor. « Les femmes étaient largement exclues de ces études parce que beaucoup de chercheurs considèrent que les fluctuations mensuelles de leurs hormones créaient des réponses au stress qui changeaient trop pour être considérées comme statistiquement valides ».

 

Les hommes produisent de hauts taux de testostérone quand ils sont stressés, et selon la Dr Klein, cela réduit les effets calmants de l’ocytocine. Ils sont donc plus souvent soumis au stress avec agression (combattre) ou avec fuite. D’un autre côté, une femme émet des œstrogènes qui améliorent les effets de l’ocytocine et les contraignent pour obtenir une solidarité sociale.

 

L’agression et la fuite entrainent un tôlé physiologique alors que l’amitié apporte du réconfort ce qui réduit les effets du stress. « Cette différence dans la recherche d’un support social pendant les périodes de stress est la principale différence entre les hommes et les femmes et une des différences les plus fondamentale », dit la Dr Taylor. Cette seule différence entraine l’écart de longévité entre les genres.

 

En 2006, une étude sur le cancer du sein a découvert que les femmes sans de proches amis avaient 4 fois plus de chance de mourir d’une maladie que les femmes avec 10 amis et plus. Et notamment, la proximité et le nombre des contacts avec un ami qui n’étaient pas associés à la survie (combattre ou fuir). Seulement, avoir des amis, ça protège.

 

Solidarité féminine.

Jane Fonda, activiste et actrice nous dit : « l’amitié entre les femmes est différente de l’amitié entre les hommes. Nous parlons de choses différentes. Nous sommes plus profondes. Nous allons voir « en dessous », même si nous ne nous sommes pas vues depuis des années. Il y a des hormones qui sont diffusées d’une femme à l’autre qui sont très saines et qui éloignent les hormones du stress. C’est mon amitié avec une femme qui me remonte et sans elle, je ne sais pas où j’en serais. Nous devons simplement passer du temps ensemble et s’entre aider.

 

Fonda et sa proche amie Lily Tomlin ont fait un TED talk sur l’importance d’avoir des amitiés féminines, et de les apprécier comme une source d’énergie renouvelable.

 

 

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les effets de la lune sur votre cerveau et votre corps

 traduction de l’américain par mes soins d’après l’article de « Feelguide » – 17 août 2011 – santé, psychologie, science, cerveau humain, l’univers, l’inexpliqué.

lune et soleil

Nous sommes seulement au début de l’année mais déjà la pleine lune obtient le premier prix pour le nombre de conversations que j’ai eu avec des amis, à propos de son pouvoir et de son l’influence sur notre physiologie et nos esprits.

Il y a clairement quelque chose de majeur qui se passe quand le soleil claque directement sa pleine lumière sur notre lune bien-aimée dans les petites heures de la nuit. J’ai fait quelques recherches et ici se trouvent certains des faits les plus croustillants que j’ai découvert.

  • Les médecins généralistes anglais rapportent constamment une poussée massive de 30 000 patients et plus, exactement dans les 5 et 6 jours qui suivent la pleine lune. De nombreuses études ont montré que la goutte, la pseudo goutte, les menstruations, la folie, l’alcoolisme, l’épilepsie, la dépression, les urgences, les accidents de la route, l’absentéisme, l’anxiété, les activités sexuelles, les homicides, l’insomnie, les diarrhées sont spécialement influencés par la pleine lune.
  • Il y a une augmentation de 8% de la taille des repas le jour de la pleine lune, et une augmentation de 25% de la consommation de boissons. Des chercheurs italiens ont aussi prouvé que les naissances avaient tendance à se regrouper autour de la pleine lune.
  • Il a aussi été largement annoncé que, si la force gravitationnelle de la lune est suffisante pour provoquer la montée des océans, elle peut aussi affecter les glandes et les organes. Comme certaines personnes sont touchées plus que d’autres, cela suggère qu’elles sont des cas exceptionnels qui basculent dans la maladie chaque mois par le pouvoir de la lune (le corps humain est composé de 70% d’eau).
  • Lunatique est un autre nom pour folie qui vient du latin « Luna » qui signifie lune.
  • Les réactions hormonales aux taux d’ions positifs dans l’air provoqués par une pleine lune, ont pour résultats l’hyperactivité, dépression, comportement violent, rage au volant, des migraines et de l’asthme plus fréquent. Même les abeilles sont connues pour piquer sans raison plus fréquemment.
  • Les attaques de gouttes culminent durant la pleine lune à cause du changement des champs géomagnétiques. La lune exerce une traction sur l’eau dans le corps, qui entraine des effets en cascade, incluant des changements dans les rythmes internes du corps. La glande pinéale est aussi directement affectée par la lumière de la lune et les températures légèrement différentes. (la glande pinéale, aussi connue comme le « troisième œil » est une petite glande endocrine dans le cerveau vertébral. Elle produit la sérotonine, un dérivé de la mélatonine, une hormone qui affecte l’alternance des rythmes veille/sommeil et l’adaptation aux saisons).
  • La pleine lune a un petit effet gravitationnel/déséquilibrant sur les pathogènes ce qui rend le corps plus toxique.
  • Si vous respirez de grandes quantités d’ions positifs sans un montant équivalent d’ions négatifs, vous allez devenir léthargique et dans certains cas malades. Une haute concentration d’ions négatifs dans l’air est associée avec la pleine lune. Il a été démontré que de l’air contenant plus d’ions négatifs et peu d’ions positifs est bénéfique et sans effets secondaires. C’est pourquoi les générateurs d’ions négatifs sont vendus partout dans le monde. Les ions négatifs sont trouvés dans leurs plus hauts niveaux naturels : au bord des côtes, dans les forêts, et près des chutes d’eau et des rapides.
  • Pour 25% de la population, dans l’environnement du travail, avec des taux d’ions positifs élevés, des améliorations de la productivité ont eu lieu à court terme (attribuées à une hyperproduction d’adrénaline). Après des durées d’expositions étendues à des ions positifs, cette augmentation de la productivité tourne rapidement à des performances faibles (attribuées à une glande adrénaline affaiblie ou épuisée). Une fois que la glande adrénaline est épuisée, le corps doit alors compter avec les excès de sérotonine. Sans adrénaline pour équilibrer les effets secondaires de la sérotonine, la sérotonine devient une ennemi majeur pour les hommes comme pour les animaux et mène à ces effets secondaires : anxiété, nervosité, tremblements, sudation, vertiges, étourdissements, bouche sèche, nœuds à l’estomac, perte d’appétit, nausées, vomissements, diarrhées, ballonnements, éruption cutanée, démangeaisons, et changements dans le comportement sexuel. Ce « burn out » d’adrénaline arrive les jours d’après la pleine lune et nous renvoie au premier point de la liste.

 

Définition :

Une pleine lune est une phase lunaire qui se produit quand la lune est du côté opposé de la Terre par rapport au Soleil. Plus précisément, une pleine lune se produit quand les longitudes géocentriques apparentes (elliptiques) du soleil et de la lune diffèrent de 180 degrés. La lune est alors en opposition avec le soleil. Vu de la Terre, l’hémisphère de la Lune qui lui fait face (la face proche) est presque entièrement illuminé par le soleil et apparaît rond. Seulement pendant la pleine lune, l’hémisphère opposé de la lune est complètement noir. Le temps d’intervalle entre deux phases lunaires similaires est de 29,53 jours. Donc dans le calendrier lunaire, la pleine lune tombe soit le 14 soit le 15 du mois. Parce que les mois lunaires ont un nombre entier de jours, ils peuvent durer 29 ou 30 jours.

les effets du yoga sur le cerveau

auteur alice walton pour le magasine Forbes, traduit de l’américain

Que fait le yoga à votre cerveau et à votre manière de penser ? Quels sont les effets psychologiques du yoga ?

Il y beaucoup de gens qui disent qu’après avoir commencé le yoga, ils se sentent mentalement plus forts, plus détendus, moins dépressifs et plus pondérés qu’avant. Hey ! Je suis la première à admettre que c’est la meilleure thérapie que j’ai jamais eue. Donc pour examiner comment et pourquoi ces changements apparaissent, je me suis tourné vers deux praticiens chevronnés et reconnus.

Stephen Cope, directeur de « l’Institut pour une vie extraordinaire » au « Centre Kripalu pour le Yoga et la Santé » explique que le yoga est en lui-même une forme de méditation. C’est là que réside son pouvoir.

« Le yoga est un entrainement pour l’attention et la maitrise de soi » dit-il. « Quand nous faisons du yoga, nous entrainons notre conscience à être attentive au flot de nos pensées, de nos émotions et aux sensations du corps, et à composer avec ces différents états sans juger ni réagir ».

En d’autres mots, le yoga nous apprend un nouveau type d’attention. Les gens qui pratiquent le yoga apprennent comment accepter tout le stress provoqué par les pensées qui tourbillonnent dans la tête – la dévalorisation de soi, les inquiétudes, les moqueries – pour ce qu’elles sont : des pensées et rien de plus. Réagir à nos pensées est la cause de nos problèmes. Donc, apprendre à en être les spectateurs et à les accepter sans les juger est la solution. On peut alors les laisser filer, dit Cope et « faire des choix sages, non fondés sur nos réactions à ces états, en s’appuyant sur ce qui est le mieux pour nous.»

Cette idée d’accorder de l’attention aux pensées de quelqu’un sans les juger est l’objet de la méditation consciente, ou de l’entrainement de la conscience. Cette ancienne pratique a gagné beaucoup d’intérêt auprès des chercheurs (et dans la culture populaire) ces dernières années. Les scientifiques ont étudié comment la conscience peut changer les réactions des gens et leurs comportements et comment ils peuvent littéralement changer la structure de leur cerveau. Il a été démontré que l’entrainement de l’attention et de la conscience apportent de grands bénéfices dans la gestion du stress et de la dépression, mais aussi pour les addictions graves. Et le yoga a l’air de fonctionner dans le même sens.

Elena Brower, professeur de yoga Anusara, co-fondatrice et propriétaire du Studio Virayoga à Manhattan, me raconte les changements personnels auxquels elle a assisté dans son propre esprit depuis qu’elle pratique le yoga depuis 15 ans. Elle commence par m’expliquer le changement dans son attention. « Nous avons tous deux côtés en nous ; l’un est replié sur lui-même, introverti et parfois effrayé ; le second est expressif, ouvert, prêt, disponible et franchement courageux. Le yoga nous aide à créer dans notre esprit, une relation patiente entre ces deux aspects. Le yoga apporte un degré de patience et d’écoute que je n’ai jamais retrouvé dans une autre discipline. »

Les deux experts sont d’accord pour dire qu’il y a quelque chose de puissant et d’essentiel dans l’union du corps et de l’esprit que réalise le yoga. Les chercheurs aussi commencent à capter les profondeurs de la connexion corps/esprit. Comme l’explique Cope « les yogis sont menés à croire que le corps et l’esprit sont liés de toutes les manières et donc que l’esprit n’est qu’une forme subtile du corps, et que le corps est une forme grossière de l’esprit. » Ce que nous faisons pour l’un, bénéficie au second. Et comme Brower le dit : « Quand un corps est correctement nourri et entretenu : un corps fort, il nous aide à voir les hilarantes machinations de l’esprit plus clairement » La vie est bien plus agréable quand on apprend à voir nos pensées non comme une réalité grave à laquelle il faut réagir, mais comme d’inoffensifs, presque comiques, petits nuages qui flottent au dedans et au dehors de la conscience. »

Brower nous fait aussi remarquer que nous n’avons pas à pratiquer pendant des heures pour finalement recueillir les bénéfices mentaux que le yoga peut nous apporter. «  Même 15 minutes, avec cohérence, changent ma capacité à être présente. Ma pratique quotidienne se compose de 15/20 minutes de postures et 5/10 minutes de méditation. Me tenir à cette promesse faite à moi-même créé une qualité de présence dans tout ce que je fais. Et je le remarque quand je ne l’ai pas fait. »

Pour les gens qui sont sur le point d’essayer le yoga pour la première fois, Brower avance ceci : « Sachez que cela va prendre un certain temps avant de trouver le professeur qui va s’adresser à VOUS d’une manière que vous puissiez comprendre, mais une fois trouvé, soyez prêt à vous sentir plus fort, plus en sécurité, et bien souvent, ridiculement veinard. Vous serez heureux de connaitre cette force dans votre corps qui apparaîtra avec une pratique cohérente.

Pour finir, en dehors de ses bénéfices physiques évidents, le yoga est super pour ceux d’entre nous qui sommes plongés dans nos pensées à longueur de temps. «  Quand vous avez quelques cours de yoga derrière vous », dit Brower, « la première chose que vous remarquez est l’espace entre les pensées. Littéralement, grâce à votre respiration, une pause se fait, ce qui vous offre du temps entre une pensée et la suivante.

Si vous êtes prêts à sortir de l’enchevêtrement des cogitations, je vous recommande vivement de donner sa chance au yoga.