Retraite Yoga et Alimentation Vivante « entre Terre et Mer, je retrouve l’équilibre… »

 

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Retraite organisée du 22 au 28 Septembre 2018

à Talmont Sur Gironde (Charente Maritime)

 

« entre Terre et Mer, je retrouve l’équilibre… »  grâce à la reconnexion à la Nature

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Dans les traditions holistiques, symboliquement, le corps est le reflet de notre planète, et la manière dont je traite mon corps est en rapport avec celle dont je considère la Terre en tant que lieu qui accueille la Vie.

Pendant ces quelques jours passés ensemble nous expérimenterons avec nos sens notre environnement extérieur naturel : plages, forêts, dunes, falaises, jardin. Et nous aborderons la mise en pratique des recettes de la cuisine vivante pour sentir de l’intérieur la vitalité que nous apporte un tel régime.

Les ateliers vous permettront de vous calmer, de vous réjouir et de vous sentir plus libre dans votre corps et dans votre esprit par un travail multi-facettes de l’expression de soi.

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==> Aperçu général du programme :

Matins

  • : réveil du corps, méditation, respirations
  • : Petit déjeuner
  • : Atelier / Yoga / Balade

Après-midi

  • : Atelier / rituels sons, gestes, dance, collaboration en groupe
  • : Préparation repas du soir ensemble

Soirées

  • :  Feu de camp et rituels, chansons, concert méditatif, yin yoga, cacao party

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Apportez, pour votre plus grand confort : 

: tapis de yoga et accessoires si besoin, instruments de musique, chansons, musiques préférées sur clés USB si possible, chaussures pour marcher, coupe vent, couvre chef, gourde, de quoi écrire, votre tablier de cuisine, des vêtements chauds et confortables, un maillot de bain et serviette de plage grand format, crème solaire, anti-moustiques, un sac à dos.

YOGA FLOW =  flow signifie « couler » en anglais et on l’utilise beaucoup pour signifier un Hatha yoga enchainé, sans pauses méditatives.

Enseignante depuis 10 ans à Oléron et en amérique latine, Marion Dupuy vous proposera des cours adaptés à l’énergie du groupe et au moment de la journée, en mettant à profit son expérience dans de nombreux et divers styles de yoga : hatha, égyptien, yin, vinyasa, kaula tantra.

Du plus doux au plus dynamique, chaque yoga pratiqué aura pour objectif de vous mettre à l’écoute de vos besoins intérieurs.

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MARCHE = Marcher en Silence pour être à l’écoute de la Nature : La beauté harmonieuse environnante, les sons des oiseaux, des éléments naturels tels que le vent ou la mer, les sensations remontant des pieds pendant la marche…

CONNEXION NATURE = comme expliqué en introduction, dans les pratiques holistiques, je suis un corps qui est connecté au Corps de la Terre,… en prenant soin de mon être, je prend soin de Ma terre, je retrouve l’harmonie naturelle en moi….

NUTRITION REVITALISANTE = Repas et Ateliers par Véronique Mandoline: Coach en alimentation vivante depuis plus de 4 ans, et créatrice du bar à jus La Roulotte de Mandoline, Véronique continue d’explorer les bienfaits de ce régime de vie qu’est l’alimentation végétale enseignant et pratiquant le concept régénérateur de ‘Se Nourrir en Conscience’. Après avoir rencontré et suivi un stage auprès d’Irène Grosjean (naturopathe et pionnière de l’alimentation vivante en France), et suivi l’enseignement de l’Institut du Dr Ann Wigmore aux Etats Unis, elle intervient aujourd’hui en tant que chef vegane au sein de retraites de bien-être internationales. Elle continue à enseigner l’alimentation holistique dans la région Royannaise et propose régulièrement des stages, ateliers, cures de jus et retraites de reconnexion à la nature .

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Marion Dupuy

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Véronique Mandoline

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Succulent parfait au cacao cru

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Cheese cake raw vegan

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Yoga etc. pour êtres humains de 8 à 10 ans

Stage de yoga et activités d’éveil sur l’île d’oléron au mois d’août dans une yourte et dans un jardin

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La yoga yourte au milieu des fleurs (merci maman pour ce beau jardin !)

: Dates :

Du lundi 13 Aout au vendredi 17 aout et du lundi 20 au vendredi 25 aout

: Horaires :

de 9h à 12h30

: Public :

Enfants de 8 à 10 ans max 12 enfants encadrés par 2 animatrices

: Tarif :

180€ pour les 5 jours enfants et parents

: Programme :

Introduction aux techniques du yoga et activités d’éveil dans le cadre d’une éducation bienveillante

Par exemple : Positions, respiration, créativité, groupe collaboratif, relaxation, équilibre émotionnel…

Le groupe partagera un goûter à base de fruits frais et de produits locaux.

 : Le Programme plus en détails :
– Corps, positions de Yoga : mise en énergie, réveil du corps, yoga à deux
– Créativité: collage portrait – land art
– Musique, corporel et chant
– Expérience : collage, cueillette au jardin,
– Activités : en équilibre sur un fils, Le Miroir
– Collaboration : création d’un clip vidéo
– Temps d’échange, café philo
– Méditations

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: Lieu :
Rendez-vous à la « Yoga Yourte » route du stade à Dolus d’Oléron, à proximité du centre aquatique Iléo,

dans un jardin de fruits et légumes cultivés biologiquement.

: En complément, pour les parents qui le souhaitent, en soirée :
Lundi, mardi et mercredi, séance de yin yoga
Jeudi : présentation thématique « les motivations »
Vendredi : jouer au yoga, activité parents/enfants
: Pour vous inscrire : ou pour plus de renseignements,… répondre à vos questions,
Par mail : mariondupuy@hotmail.fr

adult aged baby care: Animatrices : 

Laura Delcroix : « Qui garde son âme d’enfants ne vieillit jamais » tel pourrait être le mantra qui me suit… J’entre dans le monde de l’animation il y a une dizaine d’années. L’encadrement d’enfants et d’adolescents me permet de partager mon goût pour le Jeu, la vie en collectif, la découverte et l’exploration. Grâce à de nombreux voyages et à différentes expériences de volontariats, je rencontre de nouvelles pratiques à la fois artistiques et humaines. Le yoga, le théâtre, la danse, la musique, la philosophie, la communication non-violente, sont autant d’outils que j’intègre dans ma pratique d’animatrice. Ma curiosité pour les nouvelles formes d’éducation alternatives et le développement personnel me poussent à me former à diverses méthodes et à contribuer activement à l’épanouissement de l’individu au service du collectif. Selon moi, exprimer ses émotions et sa créativité à l’aide d’outils ludiques permet aux enfants de développer une écoute de soi et de l’autre. Semer des graines de bienveillance pour voir s’épanouir des êtres humains conscients et confiants.

Marion Dupuy : Venant à peine de dépasser les 5×7 années, j’ai eu la chance de commencer le yoga à l’âge de 19 ans. J’ai pu bénéficier d’une véritable initiation à cette discipline pendant 4 années, étant donné que mon enseignante avait 50 ans de plus que moi et 40 années d’expérience. Aujourd’hui, je pratique le Yoga avec un grand Y, tous styles confondus et aussi la méditation Vipassana, les chants intuitifs et les sons à l’aide d’instruments de musique, afin de me connecter à l’énergie universelle au quotidien. Les voyages sont une part importante de ma vie. Je sais que « je suis ma maison » partout où je vais ; et cela m’aide à pratiquer le détachement en profondeur… Suivre mon cœur, apprendre à rester centrée, aimer inconditionnellement tout ce qui se présente… et tout est dit ! 

 

Guérir l’enfant intérieur

Comment guérir les blessures de votre cœur

En chacun d’entre nous, il y a un jeune enfant qui souffre. Nous avons tous eu des moments difficiles lorsque nous étions enfant, et beaucoup ont fait l’expérience d’un trauma. Pour nous protéger et nous défendre d’une souffrance future, nous essayons souvent d’oublier ces moments douloureux. Chaque fois que nous faisons l’expérience d’une souffrance, nous croyons ne pas pouvoir la supporter, et nous enfouissons nos sentiments et nos souvenirs profondément, en dessous dans notre inconscient. Il se peut que nous n’ayons pas osé faire face à cet enfant depuis des décennies.

Mais ce n’est pas parce que nous avons ignoré cet enfant, qu’il ou elle est absente. L’enfant blessé est toujours là, à essayer d’attirer notre attention. L’enfant dit : « Je suis là. Je suis là. Tu ne peux pas m’éviter. Tu ne peux pas t’enfuir. » Nous voulons mettre un terme à nos souffrances en envoyant l’enfant dans un lieu enfouis en nous et rester le plus loin possible. Mais fuir ne met pas de terme à la souffrance ; cela ne fait que la prolonger.

L’enfant blessé demande du soin et de l ‘amour, mais nous faisons le contraire. Nous nous enfuyons car nous avons peur de souffrir. La somme de peine et de tristesse en nous nous submerge. Même quand nous en avons le temps, nous ne rentrons pas en nous, chez nous. Nous essayons en permanence de nous maintenir occupés : regarder la télévision ou un film, être avec des gens, consommer de l’alcool ou des drogues – parce que nous ne voulons plus à nouveau, ressentir cette souffrance.

L’enfant blessé est dans chacune des cellules des notre corps. Il n’y a pas de cellule corporelle qui ne contienne pas l’enfant blessé en elle. Nous n’avons pas à regarder en arrière pour trouver cet enfant. Nous avons seulement à regarder en profondeur. La souffrance de cet enfant est là au moment présent.

Tout comme les graines de la souffrance sont en chacun de nous, les graines de l’éveil, de la compréhension et du bonheur nous sont aussi transmises par nos ancêtres. Nous n’avons qu’à les utiliser. Nous avons une lampe en nous, la lampe de la conscience, que nous pouvons allumer à chaque instant. Le carburant de cette lampe est notre respiration, notre marche et notre sourire paisible. Nous devons allumer cette lampe de conscience afin que sa lumière brille et que l’obscurité se dissipe. Notre pratique consiste à allumer la lampe.

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Quand nous parlons de l’écoute avec compassion, nous pensons communément à écouter quelqu’un d’autre. Mais nous devons également écouter l’enfant intérieur en nous. Parfois l’enfant blessé en nous demande toute notre attention. Ce petit enfant pourrait émerger des profondeurs de votre conscience et demander votre attention. Si vous êtes attentif, vous entendrez sa voix appelant à l’aide. A ce moment, au lieu de prêter attention à ce qui se trouve en face de vous, reculez et embrassez tendrement l’enfant blessée. Vous pouvez parlez directement à l’enfant avec le langage de l’amour en lui disant «  Par le passé, je t’ai laissé seule, je suis partie loin de toi ; Maintenant je suis là et vraiment désolée alors je vais t’embrasser. » Vous pouvez dire : « Chérie, je suis ici pour toi, je vais bien prendre soin de toi, je sais que tu as beaucoup souffert, j’ai été très occupée, je t’ai négligé et maintenant j’ai appris un chemin pour revenir vers toi. » Si nécessaire, vous aurez à pleurer avec cet enfant, ensemble. En inspirant, je reviens à mon enfant intérieur. En expirant je prend bien soin de mon enfant intérieur. »

Si vous savez comment revenir à lui ou à elle et écoutez attentivement tous les jours, pendant 5 ou 10 minutes, la guérison va se mettre en place.

  • Quand vous escaladez une belle montagne, invitez votre enfant à escalader avec vous.
  • Quand vous contemplez le coucher du soleil, invitez votre enfant à venir avec vous.
  • etc. …

Si vous faites ceci pendant plusieurs jours, semaines ou mois, votre enfant intérieur va faire l’expérience de la guérison.

four-generationsLes enfants intérieurs de nos ancêtres

Avec la pratique, nous pouvons constater que notre enfant intérieur n’est pas que nous. Notre enfant intérieur peut représenter plusieurs générations. Notre mère peut avoir souffert pendant sa vie. Notre père peut avoir souffert. Peut être nos parents n’étaient pas capables de prendre soin de l’enfant blessé en eux. Donc quand nous embrassons l’enfant blessé en nous, nous embrassons tous les enfants blessés des générations passées. Cette pratique n’est pas une pratique pour nous mêmes tout seul mais pour un nombre incalculable de générations de nos ancêtres et de nos descendants.

Démanteler les barrières

Si nous apprenons à ne pas craindre nos nœuds de souffrance, nous commençons doucement à les laisser remonter jusqu’à notre salon. Nous commençons à apprendre comment les embrassez et les transformer avec l’énergie de la conscience. Quand nous démantelons le plancher entre le sous-sol et le salon, des blocages de douleur vont sortir et nous allons devoir souffrir un peu. Notre enfant intérieur peut avoir beaucoup de peur et de colère accumulées pour avoir été gardées au sous sol pendant si longtemps. Il n’y a pas moyen de l’éviter.

Etape 1 : Reconnaître l’enfant intérieur

La première fonction de la pleine conscience est de reconnaître et de ne pas combattre. Nous pouvons arrêter à tout moment et devenir attentif à l’enfant intérieur en nous. Quand nous reconnaissons l’enfant blessé pour la première fois, tout ce dont nous avons besoin est de lui prêter attention et elle ou lui dire « bonjour ». C’est tout. Peut être que cet enfant est triste. Si nous remarquons ceci, nous pouvons simplement respirer et nous dire : En inspirant, je sais que cette tristesse c’est manifestée en moi. Bonjour ma tristesse. En expirant, je vais prendre soin de toi.

Etape 2 : Embrasser l’enfant intérieur

Une fois notre enfant intérieur reconnu, la seconde fonction de la pleine conscience est de l’embrasser. C’est une pratique très agréable. Au lieu de se battre contre nos émotions, nous prenons bien soin de nous. La pleine conscience apporte avec soi un allier : la concentration. Les quelques premières minutes de la reconnaissance et de l’embrassade de notre enfant intérieur avec tendresse vont apporter du soulagement. Les émotions difficiles vont toujours être la, mais nous ne souffrirons plus autant.

Etape 3 : Adoucir et soulager l’enfant intérieur

Une fois notre enfant intérieur reconnu et embrassé, la troisième fonction de la pleine conscience est d’adoucir et de soulager nos émotions difficiles. En tenant simplement cet enfant doucement, nous adoucissons nos émotions difficiles et nous pouvons commencer à nous sentir à l’aise. Quand nous embrasserons nos émotions fortes avec pleine conscience et concentration, nous serons capables de voir les racines de ces formations mentales. Nous saurons d’où vient notre souffrance. Quand nous verrons la racine des choses, notre souffrance va s’amoindrir. Alors la pleine conscience reconnaît, embrasse, et soulage.

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Si la pleine conscience est là, et que nous savons comment garder la pleine conscience vivante, la concentration sera ici aussi. Et si nous savons comment garder la concentration vivante, la sagesse va venir aussi. L’énergie de la pleine conscience nous permet de regarder en profondeur et de gagner la sagesse dont nous avons besoin pour que la transformation soit possible.

Adapté de « réconciliation : guérir l’enfant intérieur » (2010) par Thich Nhat Hanh

66 phrases positives pour parler à votre enfant (en chair et en os ET celui qui vit encore à l’intérieur de vous)

16 Septembre 2017, Alessia Santoro

publié sur popsugar

Dans un monde qui dit plus facilement « Non » que « Oui », il est important d’élever les enfants d’une manière à ce qu’ils ressentent davantage la valeur du positif que du négatif. Des paroles encourageantes peuvent avoir un véritable effet à long terme sur vos bambins et ce des années après avoir été prononcées. Donc nous devrions choisir des mots qui vont les faire se sentir bien vis à vis d’eux même, à l’intérieur comme à l’extérieur, des choses qui vont leur coller à la peau, des mots qui les aideront à traverser les moments difficiles.

Ndlt : En parlant des enfants, je souhaite ouvrir le sujet à nos enfants intérieurs, ceux qui sont encore en nous, qui ont souffert et qui cherchent à attirer notre attention par des symptômes (Cf. Alice Miller) tels que des névroses, des maladies visibles, ou quoi que ce soit qui « coince » dans notre quotidien sans que nous sachions d’où cela vienne ?? Probablement, que, si vous ne vous reconnaissez pas dans cette description c’est parce que vos éducateurs vous ont parlé avec ces mots positifs quand vous étiez encore petit, sensible et impuissant. 

Que vous vouliez leur exprimer à quel point ils ont été super à leur dernier match de football, ou à quel point vous aimez passer du temps avec eux, vous trouverez ci dessous 66 phrases positives et encourageantes à dire à votre enfant au quotidien.

  1. j’ai de la gratitude pour ton existence
  2. tu me rend fière
  3. tes paroles ont du sens
  4. tu as des idées super
  5. j’aime être ta maman
  6. tu n’as pas à être parfait pour être une bonne personne
  7. tes opinions comptent
  8. tu es important
  9. tu es aimé
  10. je te crois
  11. je crois en toi
  12. cette famille ne serait pas la même sans toi
  13. tu as de la valeur
  14. tu peux dire Non
  15. tu peux dire Oui
  16. je sais que tu as fait de ton mieux
  17. tu avais raison
  18. j’accepte qui tu es
  19. Nous pouvons essayer à ta manière
  20. tu m’aides
  21. tu le vaux bien
  22. tu me rend heureux
  23. j’aime ta créativité
  24. être à tes côté est agréable
  25. j’ai très envie d’en savoir plus
  26. sois fier de ce que tu es
  27. tu fais une différence
  28. je suis excitée à l’idée de passer du temps avec toi
  29. tu es intéressante
  30. j’aime voir le monde à ta manière
  31. c’est bon d’être curieux
  32. j’aime ta façon de raconter des histoires
  33. ce que tu as fait était génial
  34. je t’admire
  35. c’est une question intéressante
  36. tes amis ont de la chance de t’avoir
  37. je te fais confiance
  38. c’était un très bon choix
  39. te voir me rend heureuse
  40. être ton parent est mon travail préféré
  41. j’apprend des nouvelles choses de toi tous les jours
  42. tu me rend meilleure
  43. tu es une bonne fille
  44. merci d’être toi
  45. je suis tellement heureuse que tu sois là
  46. tu as l’air super bien
  47. je te comprend
  48. te regarder grandir est la meilleure chose qui soit
  49. c’était vraiment courageux de ta part
  50. je te pardonne
  51. je t’apprécie
  52. nous faisons tous des erreurs
  53. oui, moi aussi
  54. tu est très douée dans ce domaine
  55. tu pourras réessayer demain
  56. personne n’est parfait
  57. j’aime comment tu as dit cela
  58. je t’écoute
  59. tu as si bien fait ceci
  60. on ne peut pas plaire à tout le monde et c’est normal
  61. c’est un argument très juste
  62. tu es belle à l’intérieur comme à l’extérieur
  63. je t’aime
  64. je t’aimerai toujours
  65. tu as tout en toi
  66. tu remplis mon coeur

 

Les 12 leçons de vie d’un homme qui a vu mourir 12 000 personnes

Quoi de plus sage et de plus vrai qu’un humain qui va mourir ? Comment se sentir plus libre d’accepter la vérité que quand notre vie est terminée ? C’est en reconnaissant la valeur de cette situation extrême, que j’ai souhaité apporter quelques informations supplémentaires sur la sagesse que nous transmettent les mourants. Bonne réflexion et bonne lecture.

Varanasi est un lieu de prédilection pour terminer sa vie quand on est un Hindou, car la mythologie de cette religion promet qu’en y mourant, les croyants stoppent le cycle des réincarnations et sont libérés du cycle de la vie et de la mort. C’est l’une des 7 villes sacrées de l’hindouisme et elle a fait partie des villes qui ont été peuplées le plus tôt dans l’histoire de l’humanité.

Auteur : Deepak Ramola, publié le mardi 21 Juin 2016

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Que peut-on apprendre des mourants ?

Enracinée dans le cœurs de nombreux indiens est la croyance que si vous expirez votre dernier souffle à Kashi (Varanasi, on encore Bénares. La ville a plusieurs appellations selon les époques historiques.), vous atteignez ce qui est connu comme étant « Kashi Lab » ou le « fruit de Kashi » – « moksha » ou « libération du cycle des réincarnations imposé par la loi du Karma ».

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Samsara, roue des réincarnations

Kashi Labh Mukti Bhawan à Varanasi est l’une des 3 auberges de la ville où les gens viennent mourir. Les 2 autres sont Mumukshu Bhawan et Ganga Labh Bhawan. Fondé en 1908, Mukti Bhawan est bien connu à l’intérieur et en-dehors de la ville.

Bhairav Nath Shukla a été le manager de Mukti Bhawan pendant 44 ans. Il a vu les riches et les pauvres prendre refuge dans son auberge pour leurs derniers jours lorsqu’ils attendent la mort et espèrent trouver la paix. Shukla espère et prie avec eux.

Aujourd’hui, il s’assoit sur le banc de bois dans la cours contre le mur de bricks rouges et partage avec moi 12 leçons de vie récurrentes, et récoltées grâce aux 12 000 morts auxquelles il a assisté et de son expérience en tant que manager de Mukti Bhawan.

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Offrande de Feu sur le Gange à Bénares

Les 12 leçons en résumé

  1. « Résous tous tes conflits avant de mourir ». Les gens portent beaucoup de poids du passé tout le long de leur vie et ils veulent tout larguer à la fin.
  2. La simplicité est la Vérité de la vie
  3. Ne prendre que le meilleur chez les gens
  4. « Sois prêt à chercher de l’aide auprès des autres ». Savoir et tout faire par nous-mêmes, nous fait nous sentir puissants mais cela nous empêche d’intégrer les leçons qu’ont appris les autres.
  5. « Trouve la beauté dans les choses simples ». En prenant le temps de s’arrêter et d’admirer les moments simples de la vie, on constate qu’ils nous entourent de partout.
  6. « L’acceptation est libération ». L’indifférence et le refus de la vérité provoquent de l’anxiété et créent de la peur.
  7. « En traitant tout le monde de la même façon, on se facilite la vie ! ». Le jour où vous traiterez tout le monde de la même façon est le jour où vous vous inquiéterez le moins à propos de qui pourrait se sentir offensé ou non.
  8. Si / Quand vous découvrez le but de votre vie, faites quelque chose à ce propos
  9. Les habitudes deviennent des valeurs.
  10. Choisissez ce que vous voulez apprendre.
  11. « On ne rompt pas les liens avec les gens, on rompt avec les pensées qui nous lient à eux ». Comprendre ceci vous délivre de l’amertume et de la revanche.
  12. 10% de ce que vous gagnez doit être mis de côté pour le Dharma.
L0005383 Benares pilgrims in the Ganges.

Benares pilgrims in the Ganges.Credit: Wellcome Library, London. Wellcome Imagesimages@wellcome.ac.ukhttp://wellcomeimages.orgBenares pilgrims in the Ganges.By: W. NieuwenkampPublished: – Copyrighted work available under Creative Commons Attribution only licence CC BY 4.0 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/

Où les histoires sont racontées…

  1. « Résous tous tes conflits avant de mourir ». Les gens portent beaucoup de poids du passé tout le long de leur vie et ils veulent tout larguer à la fin.

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Shukla raconte l’histoire de Shri Ram Sagar Mishr, un retraité qui enseignait le sanscrit, à l’époque. Mishr était le plus âgé de 6 frères et était plus proche du plus jeune. Il y a des années, une vilaine dispute entre les deux frères a conduit à la construction d’un mur qui séparait la maison en deux.

Dans ces derniers jours, Mishr arriva à l’auberge en portant sa petite boite à tabac à chiquer et m’a demandé de rester dans la chambre n°3 qui lui été réservée. Il était sûr de passer dans l’au-delà le 16ème jour après son arrivée. Le 14ème jour il a dit : « Demande à mon frère qui est éloigné de moi depuis 40 ans, de venir me voir. Cette amertume rend mon cœur lourd. Je suis souhaite activement régler chaque conflit. »

Une lettre a été envoyée. Le 16ème jour, quand le plus jeune frère arriva, Mishr teint sa main et lui demanda de défaire le mur qui divisait la maison. Il demanda à son frère de le pardonner. Les deux frères pleuraient, Mishr s’arrêta de parler au milieu d’une phrase. Son visage devint calme. Le moment d’après, il était parti.

Shukla a vu cette histoire se répéter de plein de manières différentes au cours des années. « Les gens portent tellement de bagages inutiles tout au long de leur vie et ne veulent s’en débarrasser que tout au bout de leur voyage. Le truc ne réside pas dans le fait de ne pas entrer dans les conflits, mais dans celui de les résoudre au plus tôt » dit Shukla.

 

  1. La simplicité est la Vérité de la vie

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Les gens arrêtent de mal manger quand ils savent qu’ils vont partir. La compréhension qui descend sur beaucoup de gens pendant leurs derniers jours, est qu’ils auraient du vivre une vie simple. C’est ce qu’ils regrettent le plus » dit Shukla. Une vie simple, comme il l’explique, peut être atteinte en dépensant moins. Nous dépensons plus, pour accumuler davantage et donc créer plus de besoins. Trouver le contentement dans le moins est le secret pour avoir plus.

 

  1. Ne prendre que le meilleur chez les gens

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Shukla affirme que dans chaque personne, il y a du bon et du mauvais. Mais au lieu de rejeter les « mauvaises » personnes, nous devons chercher leurs qualités. En se concentrant sur la négativité, certains, entretiennent la rancœur Au contraire, si vous vous concentrez sur les bonnes qualités positives, vous passez votre temps à mieux les connaître, et même peut être, à les aimer.

 

  1. Être prêt à demander de l’aide aux autres

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Savoir et tout faire par vous-même peut vous faire vous sentir puissant, mais il limite chacun à ne pas apprendre ce qu’un autre à appris. Shukla croit que nous devons aider les autres, mais plus important, nous devons avoir le courage de demander de l’aide lorsque nous sommes dans le besoin.

Chaque personne dans le monde en sait plus que nous sur certains domaines. Et leur connaissance peut nous aider, mais seulement si nous y sommes ouverts.

Il se rappelle un incident qui eut lieu quand, un jour pluvieux des années 80’s, une vieille femme fut admise. Les gens qui l’avaient amené ici, partirent sans remplir le formulaire d’inscription. Quelques heures plus tard, la police vint pour retrouver les proches de la vieille femme qui, ont-ils dit, étaient en fuite du village de Naxalites. Shukla prétendit ne rien savoir. La police partit. Quand les proches de cette femme revirent le matin suivant, Shakli demanda sans gène au chef de famille : « Quand vous pouvez tuer 5 ou 8 personnes de sang froid, pourquoi ne pouvez-vous pas simplement tirer une balle dans la tête de votre grand-mère et s’occuper de sa crémation par vous-même ? Pourquoi m’avez vous mis dans une situation où j’ai du mentir et me sentir honteux ? »

Le petit fils tomba à genoux et supplia d’être pardonné arguant qu’aucun d’entre eux n’était capable d’aider leur grand-mère à atteindre le salut spirituel, qu’ils respectaient cela et que c’était la raison pour laquelle ils avaient amené leur grand-mère au Mukti Bhawan.

 

  1. Trouver la beauté dans les choses simples

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Au Mukti Bhawan, on joue des bhajans éloquents (chant hindou de louange aux divinités) et des chansons dévotionnelles, trois fois par jour. « Certaines personnes » dit-il « s’arrêtent et admirent une note ou le son d’un instrument comme s’ils ne l’avaient jamais entendu, même si c’est faux. Ils s’arrêtent pour l’apprécier et y trouver de la beauté. »

« Mais ce n’est pas vrai pour tout le monde, ajoute-t-il ? Les personnes qui sont trop critiques ou trop fières, sont celles qui rencontrent le plus de difficultés à trouver de la joie dans les choses simples parce que leurs esprits sont préoccupés par des choses « en apparence » plus importantes.

 

  1. L’acceptation est libération

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La plupart des gens échappent à l’acceptation de ce qu’ils traversent. Ce déni constant nourrit en eux des émotions qui sont très dangereuses. C’est seulement une fois que vous acceptez votre situation, que vous êtes en mesure d’être libre de choisir ce que vous allez faire. Sans acceptation, vous êtes toujours dans le flou. Quand vous n’êtes pas dans le déni, vous avez la force de trouver une solution.

« Indifférence », « évitement », et « déni » d’une certaine vérité, provoquent de l’anxiété, croit Shukla. Ils développent une peur de cette chose chez la personne. Au contraire, acceptez la situation et vous êtes libre de choisir ce que vous voulez faire à ce propos et comment. « Accepter » va vous libérer et vous rendre votre pouvoir.

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  1. En traitant tout le monde de la même façon, on se facilite la vie !

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Le secret de Shukla de son dévouement et de sa détermination inébranlable envers son travail exigeant, pourrait être compris grâce à cette leçon de vie-ci. En effet, il admet que sa vie aurait été difficile à Mukti Bhavan, s’il avait traité différemment les gens qui se considèrent eux même comme différents en fonction de leur caste, de leur couleur, de leur credo, ou de leur statut économique et social. La catégorisation conduit à des complications et l’un finit par mal se comporter avec l’autre. « Le jour où vous traitez tout le monde pareil, est le jour où vous vous sentirez le plus léger et vous vous inquiéterez moins au sujet de qui se sent offensé ou pas. Ca rend votre travail plus facile » affirme-t-il.

 

  1. Si / Quand vous découvrez le but de votre vie, faites quelque chose à ce propos

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Être conscient de ce qui vous appelle dans la vie, c’est génial, mais seulement si vous en faites quelque chose. De nombreuses personnes, dit Shukla, connaissent leur objectif, mais ne vont rien faire pour le réaliser, pour faire qu’il devienne vivant. D’abord, s’assoir dessus, est pire que de ne pas avoir de but. Avoir des perspectives à propos de votre objectif, va vous aider à mesurer le temps et les efforts dont vous avez besoin d’y consacrer, pendant que vous êtes enfermé dans ce que vous pensez ne pas pouvoir laisser tomber ou éviter. Agissez pour ce qui compte vraiment.

 

  1. Les habitudes deviennent des valeurs.

Shukla recommande de cultiver de bonnes habitudes pour être capable d’abriter de bonnes valeurs en nous. ET construire de bonnes habitudes arrive avec le temps et la pratique. C’est comme renforcer un muscle, vous devez l’entrainez tous les jours. » Tant que l’on ne travaille pas régulièrement à être juste ou gentil ou fiable ou honnête ou compatissant, à chaque fois, il est mis en difficulté, l’un ne peut pas s’attendre à obtenir cette qualité.

 

  1. Choisissez ce que vous voulez apprendre.

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Dans l’infini du vaste espace des connaissances disponibles à notre entendement, il est facile de se perdre et d’être confus. « La clé de la leçon ici, est d’être conscient et de choisir ce que vous sentez profondément avoir de la valeur pour vous, » dit-il. Les gens peuvent vous imposer des sujets, des philosophies, parce que eux s’y intéressent et pendant que vous vous devez d’écouter leurs suggestions, la chose la plus sage à faire est d’aller creuser plus profondément ce qui réjouit votre cœur et votre esprit. Avec un sourire sur son visage, Shukla dit « Dans les derniers jours de leur vie, beaucoup de gens ne peuvent plus parler, marcher ou communiquer avec les autres, avec autant de facilité qu’ils ne le pouvaient avant. Alors ils se tournent vers l’intérieur. Et commencent à se rappeler les choses qui ont fait battre leur cœur un jour, les choses auxquelles ils accordaient de l’importance, dont ils voulaient en apprendre plus au cours de leur vie, et qui enrichissent leur vie aujourd’hui ».

  1. On ne rompt pas les liens avec les gens, on rompt avec les pensées qui nous lient à eux. Comprendre ceci vous délivre de l’amertume et de la revanche.

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Vous pouvez rarement vous éloigner des gens que vous avez véritablement aimés ou avec qui vous vous êtes connectés d’une certaine manière. Cependant, certaines relations, le long du chemin, certains décalages dans nos idéologies font que les gens arrêtent de communiquer. Cela ne signifie pas que vous n’êtes plus en lien avec cette personne. Cela signifie simplement que vous ne vous sentez pas associé avec une pensée dominante que porte une personne avec elle/lui, et pour éviter plus de conflits vous partez. Le divorce, affirme Shukla, est avec les pensées, jamais avec la personne. Comprendre ceci c’est se débarrasser de la rancœur et de la revanche.

  1. 10% de ce que vous gagnez doit être mis de côté pour le Dharma

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Le « Dharma », Shukla ne le définit pas comme quelque chose de religieux ou de spirituel. Au contraire il dit qu’il est d’avantage associé à « bien faire pour les autres » et de « s’en sentir responsable ». Un calcul simple d’après lui est de garder 10% de vos revenus pour la bonne fortune.

Beaucoup de gens, donnent ou réalisent des actes charitables vers la fin de leur vie parce que la mort est dure avec eux. Dans la souffrance, ils commencent à ressentir de l’empathie pour la souffrance des autres. Il dit que ceux qui ont de la compagnie, la bénédiction d’étrangers inconnus, et tout ce qui a trait à de la bonne volonté de la part des autres partent paisiblement et avec grâce. C’est possible quand vous ne vous accrochez pas à tout ce que vous avez, et que vous en laissez pour les autres.

Le Dharma : Kesako ? Pour super simplifier et se donner une idée de ce que recouvre ce terme hindou, on va le traduire par destin/destinée. Mais avec une idée de justice divine, la Maât égyptienne : le dharma si tu l’aides, il t’aide… Si tu avances sur le bon chemin alors c’est un chemin plus facile intérieurement… J’aime bien l’image de la chapelle Sixtine, la création d’Adam, la plus connue, où Dieu tend un doigt vers l’homme, et l’homme vers dieu.. mais pas jusqu’au bout car à la dernière minute il ??? ….

 

 

 

 

 

La neuroscience du chant

chanter-en-groupePar Cassandra Sheppard, samedi 14 janvier 2017
  •  Chanter en groupe harmonise nos rythmes cardiaques

La neuroscience du chant montre que quand nous chantons, nos neurotransmetteurs se connectent différemment et d’une manière nouvelle. Cela active le lobe droit de notre cerveau, émettant des endorphines qui nous rendent plus intelligents, en meilleur santé, plus heureux et plus créatif. Quand nous chantons en compagnie d’autres personnes, cet effet est même amplifié.

Il y a de la science derrière tout ça. Chanter est vraiment vraiment bon pour vous et les recherches les plus récentes suggèrent que le chant en groupe est la plus exaltante et la plus transformante des expériences.

Les bons sentiments que nous avons à chanter en groupe sont la récompense de long terme, à se réunir ensemble et à collaborer.

La recherche suggère que, créer de la musique ensemble, devient un outil pour la vie en collectivité. Les groupes, les tribus chantent et dansent ensemble pour construire leur loyauté, transmettre les informations vitales, et pour parer aux ennemis.

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Chanter en groupe fait partie des traditions tribales depuis des milliers d’années.

  • La science apporte son soutien au chant

Ce qui n’avait pas été compris avant récemment, c’est que chanter en groupe déclenche l’émission conjointe d’ocytocine et de sérotonine, les hormones de l’attachement, et même, synchronise les battements de notre cœur.

La chorale incite littéralement les gens à davantage sortir de leur caverne. Ceux qui chantaient ensemble étaient très liés et solidaires.

Dans son livre « L’imparfaite harmonie : Trouver le bonheur en chantant avec les autres », Stacey Horn appelle le chant : une infusion du plus parfait des tranquillisants – celui qui à la fois apaise vos nerfs et élève votre esprit.

La chorale n’apporte pas seulement le bonheur mais connecte les participants entre eux et en eux, en profondeur.

  • Le chant vous rend heureux

Pendant une décennie, la science a travaillé dur pour essayer d’expliquer pourquoi chanter a un tel effet calmant et énergisant sur les gens. De nombreuses études ont démontré que chanter relâche des endorphines et des ocytocines – ce qui au passage, réduit l’anxiété et le stress – et qui sont liées aux sentiments de confiance et d’attachement.

Chanter aide les gens atteints de dépression et réduit le sentiment de solitude, rendant les gens détendus, heureux et connectés. Quoi d’autres ? Les bénéfices du chant s’accumulent. Les gens qui chantent ont des taux réduits de cortisol, ce qui indique un plus faible niveau de stress.

La chanteuse britannique, professeure de chant et directrice de chorale, Sophia Efthimiou décrit le chant comme un processus de contrôle conscient du souffle et du larynx pour créer et contenir certains tons et nous mixons cela avec du rythme et de la poésie pour créer des chansons.

Dans un groupe, chaque membre ressent les vibrations musicales bougeant à travers le corps simultanément. Nos cœurs se synchronisent. Sophia explique : nous formons littéralement un battement de cœur unifié.

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Chanter ensemble synchronise nos battements de cœurs de manière à ce qu’ils battent comme un seul.

  • Tout le monde peut chanter.

Une des choses géniale à propos du chant, c’est que vous pouvez améliorer votre bien-être même si vous n’êtes pas si bon. Une étude a montré que :

Le chant en groupe peut provoquer des sensations de satisfaction thérapeutiques même quand le son produit par l’instrument vocal est de médiocre qualité.

Tania de Jong, chanteuse et fondatrice de « Creativity Australia », a effectivement exploité cette capacité d’un groupe à emporter chacun de ses membres, quelle que soit sa capacité à chanter.

Le projet de l’organisation « With one voice » a réuni des personnes différentes pour chanter ensemble régulièrement. L’euphorie du groupe est utilisée pour permettre aux gens d’exprimer leur propre créativité, déclenchée par les sessions de chant, pour générer de nouveaux liens de solidarité dans la communauté, des connexions et des opportunités.

Tania dit : « Une des choses géniales avec le chant c’est que ça vous connecte avec le cerveau droit. Ce côté est responsable de l’intuition, l’imagination et toutes nos fonctions créatives. Cela nous connecte à un monde de possibilités. Dans la vie moderne nous sommes constamment bombardés de tant d’informations que nous digérons et analysons. Nous avons tendance à rester bloqué dans la partie gauche, le côté conceptuel de notre cerveau. Et alors, il devient fondamentalement important de nourrir les attributs humains qui nous différencient des machines. Le meilleur moyen de le faire est par le chant.

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Si vous avez une voix alors personne ne peut vous empêcher de chanter à pleins poumons.

  • Chantez partout, tout le temps

Ces bénéfices sont gratuits et accessibles à tous. Nous avons tous une voix. Nous pouvons tous chanter, même si nous croyons que nous ne pouvons pas.

Il fut un temps où nous chantions tous. Nous chantions à l’église, autour du feu de camp, à l’école. Alors que le groupe de chant est vu aujourd’hui comme une résurgence, peu d’entre nous chantent encore. A un moment, quelqu’un nous a dit de nous taire ou a jugé notre voix fausse. Sophia Efthimiou suggère que le chant est très personnel, une expression de sons qui sortent de notre intérieur, et donc nous ne pouvons pas nous empêcher de prendre la critique personnellement, et ça reste.

Déjà, les gens qui proclament qu’ils ne peuvent pas chanter parce qu’ils sont à moitié sourds ont tendance à rencontrer plus de difficultés pour trouver leur voix et chanter.

La surdité est comparativement rare et signifie que vous seriez incapable de reconnaître une chanson. Si vous êtes capable de reconnaître une chanson alors vous n’est pas sourd, vous n’êtes seulement pas entrainé. Sophia clarifie : «  Quand votre voix produit une note fausse, nous pouvons nous sentir terriblement mal comme si c’était un reflet de notre propre valeur. Mais – si vous pouvez parler, vous pouvez chanter ».

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Tout le monde peut chanter alors laissez sortir les chansons où que vous soyez.

  • Élever votre voix

La chanteuse d’opéra américaine Katie Kat souhaite nous encourager tous à chanter bien plus souvent, quelle que soit notre perception de nos compétences.

Chanter augmente notre conscience de nous-mêmes, notre confiance en nous et notre capacité à communiquer avec les autres. Il réduit le stress, nous réconforte et nous aide à forger notre identité et notre influence sur le monde.

Quand vous chantez, la vibration musicale bouge à travers vous, altérant votre état physique et émotionnel. Chanter est aussi vieux que les montagnes. C’est inné, ancien, et à l’intérieur de nous tous. C’est vraiment un des actes thérapeutiques qui améliore le plus votre état. Katie continue : « Cependant la société a des idées biaisées sur la valeur du chant. Chanter est devenu quelque chose de réservé à une élite de talent ou de stars super produites, avec des agents, des manageurs, des dates de concerts – laissant le reste d’entre nous avec des critiques destructrices sur nos propres voix.

Elle proclame que le chant est instinctuel et nécessaire à l’existence. Vous n’avez pas à être un chanteur de talent pour bénéficier des effets biologiques basiques et avec la pratique ces bénéfices augmentent.

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Chanter en groupe apporte de la joie à des gens de tous les âges.

  • Chanter crée des connections

Je me souviens de ma grand-mère chantant toute la journée et à des grandes chorales avec ses amis.

Un de mes souvenirs préféré d’une chorale est dans la vieille tradition écossaise du nouvel an et chanter « Auld Lang Syne ». Ma grand-mère et tous ses amis se réunissant en un grand cercle autour de minuit.

Tout le monde se tenait les mains, et alors, au début du dernier couplet, nous croisions nos bras de manière à ce que notre main gauche tienne la main de l’autre personne sur notre droite, et la main droite tiennent celle de l’autre personne sur notre gauche. Quand la chanson se terminait tout le monde courrait vers le milieu, toujours en se tenant les mains. C’était un bel amusement et en tant que jeune fille, je me sentais tellement en sécurité, entourée et aimée dans ce cercle de chant.

L’expression « auld lang syne » est grossièrement traduite par « pour la bénédiction des vieux jours », et la chanson parle de préserver les vieilles amitiés et de regarder en arrière les évènements de l’année passée. Une tradition qui vaut la peine d’être ressuscitée, en considérant les bénéfices de chanter dans un groupe.

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Qu’est ce que cela signifie-t-il vraiment « être présent » pour quelqu’un ?

Par Heather Plett, Dimanche 8 Mai 2016

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Comment être là pour les personne qui ont le plus besoin de vous

Quand ma mère était en train de mourir, mes frères et sœurs et moi nous nous sommes réunis pour être auprès d’elle pendant ses derniers jours. Aucun d’entre nous ne savait ce que c’était de soutenir quelqu’un dans son passage vers l’au-delà, mais nous savions que nous voulions qu’elle reste à la maison, et c’est ce que nous avons fait.

Pendant que nous soutenions maman, nous étions, à notre tour, soutenus par Anne, une infirmière en soins palliatifs très douée, qui venait tous les jours prendre soin de maman et nous parler de ce à quoi nous devions nous attendre dans les prochains jours. Elle nous a appris à injecter de la morphine quand notre mère était épuisée par la souffrance ; elle nous proposa de s’occuper des tâches les plus difficiles (comme sa toilette), et elle nous donna autant d’informations qu’elle le pouvait à propos des funérailles, et quoi faire de son corps après son décès.

« Prenez votre temps » nous a-t-elle dit. « Vous n’avez pas besoin d’appeler les pompes funèbres avant d’être prêts. Réunissez les personnes qui souhaitent lui dire leurs derniers adieux. Asseyez-vous avec elle aussi longtemps que vous en avez besoin. Quand vous êtes prêts, appelez et ils viendront la chercher. »

Anne nous a fait un cadeau incroyable lors de ces derniers jours. Bien que ce fût une semaine atroce, nous savions que nous étions soutenu par une personne qui se trouvait à un coup de fils de distance.

Dans les deux années qui ont suivi, j’ai souvent repensé à Anne, et au rôle important qu’elle a joué dans nos vies. Elle était bien plus que ce que l’on peut attendre d’une infirmière en soin palliatifs. Elle était une conseillère, une coach, et une guide. En nous offrant un soutien et de doux conseils, sans nous juger, elle nous a aidé à traverser une des épreuves les plus difficiles de nos vies.

Le travail qu’Anne a effectué peut être défini par un mot qui commence à être courant dans certains des groupes dans lesquels je travaille : Elle « était présente » pour nous.

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((Ndlt : holding the space ou littéralement « tenir l’espace » voir plus loin pour plus de détails sur la difficulté de cette traduction))

Qu’est ce que cela signifie « être présent » pour quelqu’un ?

Cela signifie que nous souhaitons marcher aux côtés d’une autre personne qu’elle que soit la route sur laquelle elle se trouve sans la juger, sans lui faire sentir qu’elle est inappropriée, sans essayer de la changer, et sans vouloir influencer les résultats. Quand nous sommes présents pour quelqu’un, nous ouvrons nos cœurs, nous offrons un soutient inconditionnel, et nous laissons de côté les jugements et le contrôle.

Parfois nous nous retrouvons à être présent pour quelqu’un pendant qu’il est présent pour d’autres. Dans notre situation par exemple, Anne était présente pour nous quand nous étions présents aux côtés de notre mère. Cependant je ne sais rien à propos du soutien qu’elle recevait. Je suppose que d’autres personnes étaient présentes pour elle pendant qu’elle faisait ce travail si difficile et si rempli de sens. C’est virtuellement impossible d’être fort tout en étant présent pour les autres, sans que quelqu’un ne le fasse pour nous. Même les dirigeants, les coachs, les infirmières les plus forts, ont besoin de savoir qu’ils sont soutenus par certaines personnes avec qui ils peuvent être vulnérables et faibles sans avoir peur d’être jugés.

Dans mes propres missions en tant qu’enseignantes, qu’animatrice, que coach, que maman, qu’épouse, et qu’amie, etc.… Je fais de mon mieux pour être présente pour d’autres personnes, de la même manière qu’Anne l’a fait pour moi et pour mes frères et sœurs. Ce n’est pas toujours facile, parce que j’ai une tendance très humaine à vouloir changer les gens, à leurs donner des conseils, ou à les juger pour ne pas être aussi avancé sur le chemin qu’ils le pourraient, mais je continue d’essayer parce que je sais que c’est important. Au même moment, il y a des gens dans ma vie en qui j’ai confiance et qui sont présents pour moi.

Pour réellement soutenir les gens dans leur propre croissance, dans leur transformation, pendant leur chagrin, etc… nous ne pouvons leur prendre leur pouvoir (i.e. essayer de régler leurs problèmes), en les rendant honteux (i.e. sous entendre qu’ils devraient en savoir plus sur ce qu’ils sont en train de faire), ou en les submergeant (i.e. en leur donnant plus d’informations qu’ils ne sont prêts à entendre). Nous devons être prêt à nous mettre en retrait de manière à ce qu’ils fassent leurs propres choix, à leur offrir un amour et un soutien inconditionnel, à leur donner des conseils gentiment quand cela est nécessaire, et à les faire se sentir en sécurité même quand ils font des erreurs.

Être présent n’est pas quelque chose de réservé aux professionnels. C’est quelque chose que nous devons TOUS faire les uns pour les autres – pour nos partenaires, nos enfants, nos amis, nos voisins, et même des étrangers qui se sentent mal sur notre trajet de bus quotidien.

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8 trucs pour vous aider à être présents pour les autres

  1. Donner la permission aux autres d’avoir confiance dans leur propre intuition et sagesse : Quand nous devions soutenir ma mère dans ces derniers jours, nous n’avions aucune expérience sur laquelle nous appuyer, et pourtant intuitivement nous savions ce qu’il fallait faire. Nous savions comment transporter son corps tremblotant jusqu’à la salle de bain, nous savions comment nous asseoir autour d’elle et chanter ses chansons favorites, et nous savions comment l’aimer. Nous savions même quand venait le temps de lui injecter les médicaments qui soulageaient sa douleur. Très gentiment, Anne nous a laissé savoir que nous n’avions pas besoin de suivre le protocole imposé par l’hôpital, mais plutôt d’écouter nos intuitions et notre sagesse pour l’aimer comme nous sentions devoir le faire.
  1. Donner aux autres seulement autant d’informations qu’ils ne peuvent en recevoir : Anne nous a donné quelques instructions simples et nous a laissé avec quelques dépliants, mais ne nous a pas submergé avec beaucoup plus que nous n’étions capable de recevoir dans ce moment de peine. Trop d’informations nous auraient laissé le sentiment d’être incompétent et de ne pas être à la hauteur.
  1. Ne leur prenez pas leur pouvoir : Quand nous prenons des décisions, nous prenons leur pouvoir des mains des autres, nous les laissons croire qu’ils sont inutiles et incompétents. Il y a des fois où nous devons faire un pas pour eux et prendre de graves décisions à leur place (i.e. quand ils doivent affronter des problèmes d’addiction et qu’une intervention semble la seule chose qui puisse les sauver), mais dans la plupart des cas, les gens ont besoin d’autonomie pour faire leurs propres choix (et même nos enfants lien ALIKE). Anne savait que nous avions besoin de nous sentir forts en prenant nos propres décisions à propos de nom de notre mère, et donc nous a offert son soutient mais n’a jamais essayé de nous diriger ou de nous contrôler.
  1. Garder votre propre ego en dehors de tout ça : C’est un point important. Nous tombons tous dans ce piège de temps en temps, quand nous croyons que la réussite de quelqu’un est dépendante de notre intervention, ou quand nous pensons que leurs échecs affectent notre réputation, ou quand nous sommes convaincus que l’émotion qu’ils décident de nous décharger dessus nous concerne personnellement et non eux. C’est un piège dans lequel je me vois moi-même tomber quand j’enseigne. Je peux devenir plus concernée par mon propre succès (est ce que les élèves m’apprécient ? est ce que leurs notes reflètent ma capacité à enseigner ?) que par celle de mes élèves. Mais cela ne sert à rien – même pas à moi. Pour vraiment servir leur croissance, je dois garder mon ego en-dehors de tout ça et créer l’espace où ils auront l’opportunité de grandir et d’apprendre.
  1. Faites-les se sentir suffisamment en sécurité pour échouer. Quand les personnes apprennent, grandissent, ou vivent un gros chagrin ou une transition, ils sont obligés de faire des erreurs le long du chemin. Quand nous, comme êtres présents pour eux, sommes capables de retenir notre jugement ou la honte que nous éprouvons pour eux, nous leur offrons l’opportunité d’atteindre leur intériorité et d’y trouver le courage de prendre des risques et d’y trouver la résilience (capacité à rebondir, voir les livres de Boris Cyrulnik sur le sujet) pour continuer à avancer même quand ils échouent. Quand nous leur assurons que l’échec n’est qu’une partie du voyage et non la fin du monde, ils vont passer moins de temps à s’en vouloir et plus de temps à apprendre de leurs erreurs.

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  1. Donner une guidance et apporter de l’aide avec humilité et considération. Une personne présente dans la sagesse sait quand retenir ses conseils (i.e. quand cela fait se sentir quelqu’un stupide et inadéquat) et quand le proposer gentiment (i.e. quand une personne le demande ou est trop perdue pour savoir quoi demander). Ainsi Anne n’a pas pris notre pouvoir ou notre autonomie, elle a proposé de venir et de s’occuper des toilettes de maman et de prendre en charge les tâches les plus difficiles de ses soins. Ceci a été un soulagement pour nous, comme nous n’avons pas d’expérience, et que nous ne voulions pas mettre maman dans une position où elle aurait ressenti de la honte (i.e. comme être nue devant ses enfants). Ceci est un exercice délicat que nous devons tous pratiquer lorsque nous sommes présents pour quelqu’un. Reconnaître les zones dans lesquelles ils se sentent les plus vulnérables et les plus incompétents et leur offrir une aide juste sans les rendre honteux, demande de l’expérience et de l’humilité.
  1. Créer un contenant pour les émotions complexes, les peurs, les traumatismes, etc. … Quand les personnes se sentent soutenues d’une manière plus profonde qu’ils n’y sont habitués, ils se sentent suffisamment en confiance pour permettre à leurs émotions complexes de refaire surface alors que normalement, elles resteraient cachées. Quelqu’un qui est entraîné à être présent sait que cela peut arriver et est préparé à être présent avec gentillesse, avec soutient et sans juger. Dans les cercles de parole, nous appelons ceci « tenir le crachoir » pour quelqu’un.

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Le cercle devient l’espace où les gens se sentent suffisamment en sécurité pour s’effondrer sans craindre d’être brisé pour toujours ou qu’il vont être honteux devant les autres personnes présentes. Il y a toujours quelqu’un pour apporter de la force et du courage. Ce n’est pas un travail facile, et c’est un travail dont j’apprends encore tous les jours puisque j’accueille et que j’assiste des conversations toujours plus difficiles. Nous ne pouvons pas le faire si nous sommes nous même dépassés par des émotions, si nous n’avons pas fait le dur travail de regarder nos ombres en face, ou si nous n’avons pas confiance en les gens pour qui nous sommes présents. Dans le cas d’Anne, elle a fait ceci en nous exprimant de la tendresse, de la compassion, et de la confiance. Si elle ne nous avait pas exprimé de l’assurance dans sa manière d’être et de gérer des situations difficiles, ou si elle avait été effrayée par la mort, nous n’aurions pas été capable de lui faire confiance comme nous l’avons fait.

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  1. Autorisez-les à prendre des décisions différentes que celles que vous auriez prises : Etre présent, c’est respecter les différences individuelles et reconnaître que ces différences vont conduire les gens à prendre des décisions que nous n’aurions pas prises. Par exemple, ils peuvent parfois décider en fonction de leurs habitudes culturelles que nous ne pouvons pas comprendre selon notre propre culture. Quand nous sommes présents, nous lâchons le contrôle et honorons les différences. Ceci a été démontré, dans la manière dont Anne nous a soutenu dans notre prise de décision sur ce que nous allions faire du corps de notre mère après que son esprit l’ait quitté. S’il y avait eu des rituels que nous aurions souhaité exécuter avant de rendre son corps, nous étions libres de les pratiquer dans l’intimité de la maison de maman.

((Note de la traductrice : Holding space : « Tenir l’espace, le lieu » est traduit pas « être présent » dans tout l’article sans pour autant signifier exactement la même chose. Ma métaphore préférée pour exprimer ce sens est d’imaginer une tente ou un chapiteau de cirque où le pilier principal est très important pour soutenir toute la périphérie. Imaginez que quand vous « êtes présent » vous devenez ce pilier le plus haut qui chapeaute l’autre personne, ou les autres personnes.))

Etre présent n’est pas quelque chose que nous pouvons réussir à faire d’un jour à l’autre, ou qui puisse être maitrisé par une simple liste d’instructions comme je viens de le faire. C’est un exercice pratique qui évolue au fur et à mesure que nous le répétons et qui est unique pour chaque personne, dans chaque situation.

Words by Heather Plett, publié pour la première fois dans « Wakeup World »

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