Au coeur du yoga au clair de lune

01En petit groupe, Plage de la Perroche, sur la digue nord.
une séance de yoga dédiée à l’astre lunaire
incluant un profond rituel de purification,
une tasse de cacao chamanique
et le spectacle de la pleine lune se levant sur le Sud d’Oléron.

Apportez un carnet et un crayon, et si vous le souhaitez tous ces objets symboliques qui ont du sens pour vous tels qu’un cristal, une perle, des huiles essentielles, des plumes ou tambour, ou bol tibétain etc… vos grigris ...

De quoi vous couvrir : coupe vent, couverture chaude, pull,
et une grande serviette de plage ou un tapis de yoga.

la séance est au prix de 25€. L’inscription est  les places sont comptées.

Un numéro de téléphone pour renseignements : 07 86 29 52 08 ou mariondupuy@hotmail.fr

 

cacao party

Cacao Guatemaltèque dit « chamanique »

car cru et en possession de toutes ses qualités nutritionnelles.
Les lipides qu’ils contient naturellement (beurre de cacaco) sont encore présents dans la boisson et jouent un rôle lubrifiant dans nos cellules facilitant la circulation sanguine, entre autres…

« Food for change » « Food of the Shift » les hippy l’appellent là bas, il était connu comme la nourriture sacrée des rois chez les Mayas. On attribue son utilisation première aux Omèques peuple d’Amérique Centrale encore antérieur.

Aujourd’hui il s’utilise comme un compagnon de guérison, quelle qu’elle soit. Il facilite le changement, il vous conduit à la porte qu’il faut franchir pour changer et vous invite à la passer, c’est tout… Il respecte votre libre arbitre en maintenant votre conscience ordinaire accessible à tout moment, rien à voir avec les plantes chamaniques traditionnelles…

C’est pourquoi il est de plus en plus connu, reconnu et utilisé en amérique du nord. yoga et cacao, kirtans et cacao, extatic dance et cacao, cacao ceremonie, toute occasion est bonne pour une bonne tasse de cacao criollo. On le sert mélangé à de l’eau, avec des épices locales (cardamone, cannelle, piment coban) et du sucre complet. C’est comme ca qu’il sera servit lundi soir au clair de lune.

Il existe des contre-indications bien sûr et comme toujours. Pour être sûr, renseignez vous auprès de votre professionnel de santé.

YOGA – PRINTEMPS – Île d’Oléron

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Alors, alors, on rêve de Nature, de profiter de l’air frais et du soleil de l’Atlantique ? Le tout avec du yoga, c’est par là !!! Voici l’agenda MAI – JUIN 2017.

  • Mercredi 24 MAI / Extraaa yoga (+massage) / 19h30-22h / 35€

Un moment d’Ultime Détente.

Yin Yoga* accompagné de Massages réalisés par 2 masseurs/masseuses professionnel(le)s : Patrice Thierry, spécialiste de l’Ayurvéda* à Rochefort/mer, et Claire Credeville, ostéopathe nouvellement installée à Vertbois, à Dolus.

*Yin Yoga : Le cours se déroule très doucement : pendant les postures, vous serez soutenu par des coussins, des traversins, des couvertures moelleuses et le rythme est très lent et je vous raconte plein d’histoires.

* Massages : vous serez accompagnés, à tour de rôle, par des gestes experts qui vous permettront soit de corriger votre position, soit de plonger dans une relaxation totale : mains, pieds, tête ou encore dos, en fonction de l’inspiration des masseurs.

*Ayurvéda : Traduit du sanscrit au français comme étant la « science de la vie », elle est l’équivalent de la médecine traditionnelle chinoise, mais dans la tradition de l’Inde

La séance aura lieu dans l’espace rond et chaleureux d’une véritable yourte mongole, la Yoga Yourte à Dolus.

 

  • Vendredi 26 MAI à 10h / Samedi 27 MAI à 14h30 //  Balade et Yoga en Stand Up Paddle Board / 38€

Pour les aventuriers !

Le dernier week-end de Mai dans les marais de Boyardville, nous partiront pour une belle activité qui permet de découvrir 2 nouveautés en une seule fois. Nous partirons d’abord pour 1 heure de balade dans les ch’neaux de la Nouette et ensuite 1 heure de yoga SUR LA PLANCHE QUI FLOTTE…. Non non non, on ne descend pas pour pratiquer !

Avec prêt des chaussons, prêt combinaison néoprène, service de photographie et verre de l’amitié inclus. Pour vous inscrire, contactez directement Julien à Salicorne Stand Up Paddle au 06 69 56 42 47 ou info@salicorne-sup.fr

  • Samedi 27 MAI / Samedi 3 JUIN / Samedi 24 JUIN // Les petits déjeuners du yoga / 9h-12h / 25€

3h de pause pour soi, bien bouger, bien manger !

Un long cours de Yoga traditionnel (hatha) pour un tour d’horizon des techniques mises à notre disposition : relaxation, postures (asana), respirations (pranayama), visualisations, etc. …

… suivit par le partage d’un copieux buffet végétarien composé de produits locaux et de jus frais du jardin. Découvrez à cette occasion des plats simples et savoureux qui changeront vos habitudes pour plus de santé dans les assiettes.

La matinée se déroule dans le jardin où est installée la Yoga Yourte. Nous profiterons de l’espace rond à l’intérieur, bien isolé par la laine, mais aussi à l’extérieur sous les arbres si le temps le permet.

  • Samedi 17 JUIN // Yoga et Sieste en musique avec Joris Feuillatre au son du Ngoni // 15h30-17h // 18€

Un appel à la poésie

Des chênes, un jardin sur l’île d’Oléron, un après midi ensoleillé, les notes aquatiques du Ngoni résonnent dans l’air tiède. La douceur est partout dans nos corps relaxés par quelques instants consacrés au yoga, à reconnecter l’intérieur avec l’extérieur. Tout n’est que Nature, calme et volupté…

L’activité comprend la relaxation/yoga, la musique live et une boisson.

  • Mercredi 21 Juin et Dimanche 25 Juin : Journées internationales du yoga, fête du Yoga.

Profiter au maximum pour pas cher

En collaboration avec les collègues d’Oléron, nous vous proposons de participer à des cours gratuits, toute la journée sur toute l’île. Le programme précis est en cours d’élaboration…

 

Les 12 leçons de vie d’un homme qui a vu mourir 12 000 personnes

Quoi de plus sage et de plus vrai qu’un humain qui va mourir ? Comment se sentir plus libre d’accepter la vérité que quand notre vie est terminée ? C’est en reconnaissant la valeur de cette situation extrême, que j’ai souhaité apporter quelques informations supplémentaires sur la sagesse que nous transmettent les mourants. Bonne réflexion et bonne lecture.

Varanasi est un lieu de prédilection pour terminer sa vie quand on est un Hindou, car la mythologie de cette religion promet qu’en y mourant, les croyants stoppent le cycle des réincarnations et sont libérés du cycle de la vie et de la mort. C’est l’une des 7 villes sacrées de l’hindouisme et elle a fait partie des villes qui ont été peuplées le plus tôt dans l’histoire de l’humanité.

Auteur : Deepak Ramola, publié le mardi 21 Juin 2016

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Que peut-on apprendre des mourants ?

Enracinée dans le cœurs de nombreux indiens est la croyance que si vous expirez votre dernier souffle à Kashi (Varanasi, on encore Bénares. La ville a plusieurs appellations selon les époques historiques.), vous atteignez ce qui est connu comme étant « Kashi Lab » ou le « fruit de Kashi » – « moksha » ou « libération du cycle des réincarnations imposé par la loi du Karma ».

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Samsara, roue des réincarnations

Kashi Labh Mukti Bhawan à Varanasi est l’une des 3 auberges de la ville où les gens viennent mourir. Les 2 autres sont Mumukshu Bhawan et Ganga Labh Bhawan. Fondé en 1908, Mukti Bhawan est bien connu à l’intérieur et en-dehors de la ville.

Bhairav Nath Shukla a été le manager de Mukti Bhawan pendant 44 ans. Il a vu les riches et les pauvres prendre refuge dans son auberge pour leurs derniers jours lorsqu’ils attendent la mort et espèrent trouver la paix. Shukla espère et prie avec eux.

Aujourd’hui, il s’assoit sur le banc de bois dans la cours contre le mur de bricks rouges et partage avec moi 12 leçons de vie récurrentes, et récoltées grâce aux 12 000 morts auxquelles il a assisté et de son expérience en tant que manager de Mukti Bhawan.

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Offrande de Feu sur le Gange à Bénares

Les 12 leçons en résumé

  1. « Résous tous tes conflits avant de mourir ». Les gens portent beaucoup de poids du passé tout le long de leur vie et ils veulent tout larguer à la fin.
  2. La simplicité est la Vérité de la vie
  3. Ne prendre que le meilleur chez les gens
  4. « Sois prêt à chercher de l’aide auprès des autres ». Savoir et tout faire par nous-mêmes, nous fait nous sentir puissants mais cela nous empêche d’intégrer les leçons qu’ont appris les autres.
  5. « Trouve la beauté dans les choses simples ». En prenant le temps de s’arrêter et d’admirer les moments simples de la vie, on constate qu’ils nous entourent de partout.
  6. « L’acceptation est libération ». L’indifférence et le refus de la vérité provoquent de l’anxiété et créent de la peur.
  7. « En traitant tout le monde de la même façon, on se facilite la vie ! ». Le jour où vous traiterez tout le monde de la même façon est le jour où vous vous inquiéterez le moins à propos de qui pourrait se sentir offensé ou non.
  8. Si / Quand vous découvrez le but de votre vie, faites quelque chose à ce propos
  9. Les habitudes deviennent des valeurs.
  10. Choisissez ce que vous voulez apprendre.
  11. « On ne rompt pas les liens avec les gens, on rompt avec les pensées qui nous lient à eux ». Comprendre ceci vous délivre de l’amertume et de la revanche.
  12. 10% de ce que vous gagnez doit être mis de côté pour le Dharma.
L0005383 Benares pilgrims in the Ganges.

Benares pilgrims in the Ganges.Credit: Wellcome Library, London. Wellcome Imagesimages@wellcome.ac.ukhttp://wellcomeimages.orgBenares pilgrims in the Ganges.By: W. NieuwenkampPublished: – Copyrighted work available under Creative Commons Attribution only licence CC BY 4.0 http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/

Où les histoires sont racontées…

  1. « Résous tous tes conflits avant de mourir ». Les gens portent beaucoup de poids du passé tout le long de leur vie et ils veulent tout larguer à la fin.

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Shukla raconte l’histoire de Shri Ram Sagar Mishr, un retraité qui enseignait le sanscrit, à l’époque. Mishr était le plus âgé de 6 frères et était plus proche du plus jeune. Il y a des années, une vilaine dispute entre les deux frères a conduit à la construction d’un mur qui séparait la maison en deux.

Dans ces derniers jours, Mishr arriva à l’auberge en portant sa petite boite à tabac à chiquer et m’a demandé de rester dans la chambre n°3 qui lui été réservée. Il était sûr de passer dans l’au-delà le 16ème jour après son arrivée. Le 14ème jour il a dit : « Demande à mon frère qui est éloigné de moi depuis 40 ans, de venir me voir. Cette amertume rend mon cœur lourd. Je suis souhaite activement régler chaque conflit. »

Une lettre a été envoyée. Le 16ème jour, quand le plus jeune frère arriva, Mishr teint sa main et lui demanda de défaire le mur qui divisait la maison. Il demanda à son frère de le pardonner. Les deux frères pleuraient, Mishr s’arrêta de parler au milieu d’une phrase. Son visage devint calme. Le moment d’après, il était parti.

Shukla a vu cette histoire se répéter de plein de manières différentes au cours des années. « Les gens portent tellement de bagages inutiles tout au long de leur vie et ne veulent s’en débarrasser que tout au bout de leur voyage. Le truc ne réside pas dans le fait de ne pas entrer dans les conflits, mais dans celui de les résoudre au plus tôt » dit Shukla.

 

  1. La simplicité est la Vérité de la vie

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Les gens arrêtent de mal manger quand ils savent qu’ils vont partir. La compréhension qui descend sur beaucoup de gens pendant leurs derniers jours, est qu’ils auraient du vivre une vie simple. C’est ce qu’ils regrettent le plus » dit Shukla. Une vie simple, comme il l’explique, peut être atteinte en dépensant moins. Nous dépensons plus, pour accumuler davantage et donc créer plus de besoins. Trouver le contentement dans le moins est le secret pour avoir plus.

 

  1. Ne prendre que le meilleur chez les gens

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Shukla affirme que dans chaque personne, il y a du bon et du mauvais. Mais au lieu de rejeter les « mauvaises » personnes, nous devons chercher leurs qualités. En se concentrant sur la négativité, certains, entretiennent la rancœur Au contraire, si vous vous concentrez sur les bonnes qualités positives, vous passez votre temps à mieux les connaître, et même peut être, à les aimer.

 

  1. Être prêt à demander de l’aide aux autres

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Savoir et tout faire par vous-même peut vous faire vous sentir puissant, mais il limite chacun à ne pas apprendre ce qu’un autre à appris. Shukla croit que nous devons aider les autres, mais plus important, nous devons avoir le courage de demander de l’aide lorsque nous sommes dans le besoin.

Chaque personne dans le monde en sait plus que nous sur certains domaines. Et leur connaissance peut nous aider, mais seulement si nous y sommes ouverts.

Il se rappelle un incident qui eut lieu quand, un jour pluvieux des années 80’s, une vieille femme fut admise. Les gens qui l’avaient amené ici, partirent sans remplir le formulaire d’inscription. Quelques heures plus tard, la police vint pour retrouver les proches de la vieille femme qui, ont-ils dit, étaient en fuite du village de Naxalites. Shukla prétendit ne rien savoir. La police partit. Quand les proches de cette femme revirent le matin suivant, Shakli demanda sans gène au chef de famille : « Quand vous pouvez tuer 5 ou 8 personnes de sang froid, pourquoi ne pouvez-vous pas simplement tirer une balle dans la tête de votre grand-mère et s’occuper de sa crémation par vous-même ? Pourquoi m’avez vous mis dans une situation où j’ai du mentir et me sentir honteux ? »

Le petit fils tomba à genoux et supplia d’être pardonné arguant qu’aucun d’entre eux n’était capable d’aider leur grand-mère à atteindre le salut spirituel, qu’ils respectaient cela et que c’était la raison pour laquelle ils avaient amené leur grand-mère au Mukti Bhawan.

 

  1. Trouver la beauté dans les choses simples

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Au Mukti Bhawan, on joue des bhajans éloquents (chant hindou de louange aux divinités) et des chansons dévotionnelles, trois fois par jour. « Certaines personnes » dit-il « s’arrêtent et admirent une note ou le son d’un instrument comme s’ils ne l’avaient jamais entendu, même si c’est faux. Ils s’arrêtent pour l’apprécier et y trouver de la beauté. »

« Mais ce n’est pas vrai pour tout le monde, ajoute-t-il ? Les personnes qui sont trop critiques ou trop fières, sont celles qui rencontrent le plus de difficultés à trouver de la joie dans les choses simples parce que leurs esprits sont préoccupés par des choses « en apparence » plus importantes.

 

  1. L’acceptation est libération

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La plupart des gens échappent à l’acceptation de ce qu’ils traversent. Ce déni constant nourrit en eux des émotions qui sont très dangereuses. C’est seulement une fois que vous acceptez votre situation, que vous êtes en mesure d’être libre de choisir ce que vous allez faire. Sans acceptation, vous êtes toujours dans le flou. Quand vous n’êtes pas dans le déni, vous avez la force de trouver une solution.

« Indifférence », « évitement », et « déni » d’une certaine vérité, provoquent de l’anxiété, croit Shukla. Ils développent une peur de cette chose chez la personne. Au contraire, acceptez la situation et vous êtes libre de choisir ce que vous voulez faire à ce propos et comment. « Accepter » va vous libérer et vous rendre votre pouvoir.

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  1. En traitant tout le monde de la même façon, on se facilite la vie !

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Le secret de Shukla de son dévouement et de sa détermination inébranlable envers son travail exigeant, pourrait être compris grâce à cette leçon de vie-ci. En effet, il admet que sa vie aurait été difficile à Mukti Bhavan, s’il avait traité différemment les gens qui se considèrent eux même comme différents en fonction de leur caste, de leur couleur, de leur credo, ou de leur statut économique et social. La catégorisation conduit à des complications et l’un finit par mal se comporter avec l’autre. « Le jour où vous traitez tout le monde pareil, est le jour où vous vous sentirez le plus léger et vous vous inquiéterez moins au sujet de qui se sent offensé ou pas. Ca rend votre travail plus facile » affirme-t-il.

 

  1. Si / Quand vous découvrez le but de votre vie, faites quelque chose à ce propos

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Être conscient de ce qui vous appelle dans la vie, c’est génial, mais seulement si vous en faites quelque chose. De nombreuses personnes, dit Shukla, connaissent leur objectif, mais ne vont rien faire pour le réaliser, pour faire qu’il devienne vivant. D’abord, s’assoir dessus, est pire que de ne pas avoir de but. Avoir des perspectives à propos de votre objectif, va vous aider à mesurer le temps et les efforts dont vous avez besoin d’y consacrer, pendant que vous êtes enfermé dans ce que vous pensez ne pas pouvoir laisser tomber ou éviter. Agissez pour ce qui compte vraiment.

 

  1. Les habitudes deviennent des valeurs.

Shukla recommande de cultiver de bonnes habitudes pour être capable d’abriter de bonnes valeurs en nous. ET construire de bonnes habitudes arrive avec le temps et la pratique. C’est comme renforcer un muscle, vous devez l’entrainez tous les jours. » Tant que l’on ne travaille pas régulièrement à être juste ou gentil ou fiable ou honnête ou compatissant, à chaque fois, il est mis en difficulté, l’un ne peut pas s’attendre à obtenir cette qualité.

 

  1. Choisissez ce que vous voulez apprendre.

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Dans l’infini du vaste espace des connaissances disponibles à notre entendement, il est facile de se perdre et d’être confus. « La clé de la leçon ici, est d’être conscient et de choisir ce que vous sentez profondément avoir de la valeur pour vous, » dit-il. Les gens peuvent vous imposer des sujets, des philosophies, parce que eux s’y intéressent et pendant que vous vous devez d’écouter leurs suggestions, la chose la plus sage à faire est d’aller creuser plus profondément ce qui réjouit votre cœur et votre esprit. Avec un sourire sur son visage, Shukla dit « Dans les derniers jours de leur vie, beaucoup de gens ne peuvent plus parler, marcher ou communiquer avec les autres, avec autant de facilité qu’ils ne le pouvaient avant. Alors ils se tournent vers l’intérieur. Et commencent à se rappeler les choses qui ont fait battre leur cœur un jour, les choses auxquelles ils accordaient de l’importance, dont ils voulaient en apprendre plus au cours de leur vie, et qui enrichissent leur vie aujourd’hui ».

  1. On ne rompt pas les liens avec les gens, on rompt avec les pensées qui nous lient à eux. Comprendre ceci vous délivre de l’amertume et de la revanche.

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Vous pouvez rarement vous éloigner des gens que vous avez véritablement aimés ou avec qui vous vous êtes connectés d’une certaine manière. Cependant, certaines relations, le long du chemin, certains décalages dans nos idéologies font que les gens arrêtent de communiquer. Cela ne signifie pas que vous n’êtes plus en lien avec cette personne. Cela signifie simplement que vous ne vous sentez pas associé avec une pensée dominante que porte une personne avec elle/lui, et pour éviter plus de conflits vous partez. Le divorce, affirme Shukla, est avec les pensées, jamais avec la personne. Comprendre ceci c’est se débarrasser de la rancœur et de la revanche.

  1. 10% de ce que vous gagnez doit être mis de côté pour le Dharma

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Le « Dharma », Shukla ne le définit pas comme quelque chose de religieux ou de spirituel. Au contraire il dit qu’il est d’avantage associé à « bien faire pour les autres » et de « s’en sentir responsable ». Un calcul simple d’après lui est de garder 10% de vos revenus pour la bonne fortune.

Beaucoup de gens, donnent ou réalisent des actes charitables vers la fin de leur vie parce que la mort est dure avec eux. Dans la souffrance, ils commencent à ressentir de l’empathie pour la souffrance des autres. Il dit que ceux qui ont de la compagnie, la bénédiction d’étrangers inconnus, et tout ce qui a trait à de la bonne volonté de la part des autres partent paisiblement et avec grâce. C’est possible quand vous ne vous accrochez pas à tout ce que vous avez, et que vous en laissez pour les autres.

Le Dharma : Kesako ? Pour super simplifier et se donner une idée de ce que recouvre ce terme hindou, on va le traduire par destin/destinée. Mais avec une idée de justice divine, la Maât égyptienne : le dharma si tu l’aides, il t’aide… Si tu avances sur le bon chemin alors c’est un chemin plus facile intérieurement… J’aime bien l’image de la chapelle Sixtine, la création d’Adam, la plus connue, où Dieu tend un doigt vers l’homme, et l’homme vers dieu.. mais pas jusqu’au bout car à la dernière minute il ??? ….

 

 

 

 

 

La neuroscience du chant

chanter-en-groupePar Cassandra Sheppard, samedi 14 janvier 2017
  •  Chanter en groupe harmonise nos rythmes cardiaques

La neuroscience du chant montre que quand nous chantons, nos neurotransmetteurs se connectent différemment et d’une manière nouvelle. Cela active le lobe droit de notre cerveau, émettant des endorphines qui nous rendent plus intelligents, en meilleur santé, plus heureux et plus créatif. Quand nous chantons en compagnie d’autres personnes, cet effet est même amplifié.

Il y a de la science derrière tout ça. Chanter est vraiment vraiment bon pour vous et les recherches les plus récentes suggèrent que le chant en groupe est la plus exaltante et la plus transformante des expériences.

Les bons sentiments que nous avons à chanter en groupe sont la récompense de long terme, à se réunir ensemble et à collaborer.

La recherche suggère que, créer de la musique ensemble, devient un outil pour la vie en collectivité. Les groupes, les tribus chantent et dansent ensemble pour construire leur loyauté, transmettre les informations vitales, et pour parer aux ennemis.

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Chanter en groupe fait partie des traditions tribales depuis des milliers d’années.

  • La science apporte son soutien au chant

Ce qui n’avait pas été compris avant récemment, c’est que chanter en groupe déclenche l’émission conjointe d’ocytocine et de sérotonine, les hormones de l’attachement, et même, synchronise les battements de notre cœur.

La chorale incite littéralement les gens à davantage sortir de leur caverne. Ceux qui chantaient ensemble étaient très liés et solidaires.

Dans son livre « L’imparfaite harmonie : Trouver le bonheur en chantant avec les autres », Stacey Horn appelle le chant : une infusion du plus parfait des tranquillisants – celui qui à la fois apaise vos nerfs et élève votre esprit.

La chorale n’apporte pas seulement le bonheur mais connecte les participants entre eux et en eux, en profondeur.

  • Le chant vous rend heureux

Pendant une décennie, la science a travaillé dur pour essayer d’expliquer pourquoi chanter a un tel effet calmant et énergisant sur les gens. De nombreuses études ont démontré que chanter relâche des endorphines et des ocytocines – ce qui au passage, réduit l’anxiété et le stress – et qui sont liées aux sentiments de confiance et d’attachement.

Chanter aide les gens atteints de dépression et réduit le sentiment de solitude, rendant les gens détendus, heureux et connectés. Quoi d’autres ? Les bénéfices du chant s’accumulent. Les gens qui chantent ont des taux réduits de cortisol, ce qui indique un plus faible niveau de stress.

La chanteuse britannique, professeure de chant et directrice de chorale, Sophia Efthimiou décrit le chant comme un processus de contrôle conscient du souffle et du larynx pour créer et contenir certains tons et nous mixons cela avec du rythme et de la poésie pour créer des chansons.

Dans un groupe, chaque membre ressent les vibrations musicales bougeant à travers le corps simultanément. Nos cœurs se synchronisent. Sophia explique : nous formons littéralement un battement de cœur unifié.

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Chanter ensemble synchronise nos battements de cœurs de manière à ce qu’ils battent comme un seul.

  • Tout le monde peut chanter.

Une des choses géniale à propos du chant, c’est que vous pouvez améliorer votre bien-être même si vous n’êtes pas si bon. Une étude a montré que :

Le chant en groupe peut provoquer des sensations de satisfaction thérapeutiques même quand le son produit par l’instrument vocal est de médiocre qualité.

Tania de Jong, chanteuse et fondatrice de « Creativity Australia », a effectivement exploité cette capacité d’un groupe à emporter chacun de ses membres, quelle que soit sa capacité à chanter.

Le projet de l’organisation « With one voice » a réuni des personnes différentes pour chanter ensemble régulièrement. L’euphorie du groupe est utilisée pour permettre aux gens d’exprimer leur propre créativité, déclenchée par les sessions de chant, pour générer de nouveaux liens de solidarité dans la communauté, des connexions et des opportunités.

Tania dit : « Une des choses géniales avec le chant c’est que ça vous connecte avec le cerveau droit. Ce côté est responsable de l’intuition, l’imagination et toutes nos fonctions créatives. Cela nous connecte à un monde de possibilités. Dans la vie moderne nous sommes constamment bombardés de tant d’informations que nous digérons et analysons. Nous avons tendance à rester bloqué dans la partie gauche, le côté conceptuel de notre cerveau. Et alors, il devient fondamentalement important de nourrir les attributs humains qui nous différencient des machines. Le meilleur moyen de le faire est par le chant.

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Si vous avez une voix alors personne ne peut vous empêcher de chanter à pleins poumons.

  • Chantez partout, tout le temps

Ces bénéfices sont gratuits et accessibles à tous. Nous avons tous une voix. Nous pouvons tous chanter, même si nous croyons que nous ne pouvons pas.

Il fut un temps où nous chantions tous. Nous chantions à l’église, autour du feu de camp, à l’école. Alors que le groupe de chant est vu aujourd’hui comme une résurgence, peu d’entre nous chantent encore. A un moment, quelqu’un nous a dit de nous taire ou a jugé notre voix fausse. Sophia Efthimiou suggère que le chant est très personnel, une expression de sons qui sortent de notre intérieur, et donc nous ne pouvons pas nous empêcher de prendre la critique personnellement, et ça reste.

Déjà, les gens qui proclament qu’ils ne peuvent pas chanter parce qu’ils sont à moitié sourds ont tendance à rencontrer plus de difficultés pour trouver leur voix et chanter.

La surdité est comparativement rare et signifie que vous seriez incapable de reconnaître une chanson. Si vous êtes capable de reconnaître une chanson alors vous n’est pas sourd, vous n’êtes seulement pas entrainé. Sophia clarifie : «  Quand votre voix produit une note fausse, nous pouvons nous sentir terriblement mal comme si c’était un reflet de notre propre valeur. Mais – si vous pouvez parler, vous pouvez chanter ».

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Tout le monde peut chanter alors laissez sortir les chansons où que vous soyez.

  • Élever votre voix

La chanteuse d’opéra américaine Katie Kat souhaite nous encourager tous à chanter bien plus souvent, quelle que soit notre perception de nos compétences.

Chanter augmente notre conscience de nous-mêmes, notre confiance en nous et notre capacité à communiquer avec les autres. Il réduit le stress, nous réconforte et nous aide à forger notre identité et notre influence sur le monde.

Quand vous chantez, la vibration musicale bouge à travers vous, altérant votre état physique et émotionnel. Chanter est aussi vieux que les montagnes. C’est inné, ancien, et à l’intérieur de nous tous. C’est vraiment un des actes thérapeutiques qui améliore le plus votre état. Katie continue : « Cependant la société a des idées biaisées sur la valeur du chant. Chanter est devenu quelque chose de réservé à une élite de talent ou de stars super produites, avec des agents, des manageurs, des dates de concerts – laissant le reste d’entre nous avec des critiques destructrices sur nos propres voix.

Elle proclame que le chant est instinctuel et nécessaire à l’existence. Vous n’avez pas à être un chanteur de talent pour bénéficier des effets biologiques basiques et avec la pratique ces bénéfices augmentent.

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Chanter en groupe apporte de la joie à des gens de tous les âges.

  • Chanter crée des connections

Je me souviens de ma grand-mère chantant toute la journée et à des grandes chorales avec ses amis.

Un de mes souvenirs préféré d’une chorale est dans la vieille tradition écossaise du nouvel an et chanter « Auld Lang Syne ». Ma grand-mère et tous ses amis se réunissant en un grand cercle autour de minuit.

Tout le monde se tenait les mains, et alors, au début du dernier couplet, nous croisions nos bras de manière à ce que notre main gauche tienne la main de l’autre personne sur notre droite, et la main droite tiennent celle de l’autre personne sur notre gauche. Quand la chanson se terminait tout le monde courrait vers le milieu, toujours en se tenant les mains. C’était un bel amusement et en tant que jeune fille, je me sentais tellement en sécurité, entourée et aimée dans ce cercle de chant.

L’expression « auld lang syne » est grossièrement traduite par « pour la bénédiction des vieux jours », et la chanson parle de préserver les vieilles amitiés et de regarder en arrière les évènements de l’année passée. Une tradition qui vaut la peine d’être ressuscitée, en considérant les bénéfices de chanter dans un groupe.

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Qu’est ce que cela signifie-t-il vraiment « être présent » pour quelqu’un ?

Par Heather Plett, Dimanche 8 Mai 2016

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Comment être là pour les personne qui ont le plus besoin de vous

Quand ma mère était en train de mourir, mes frères et sœurs et moi nous nous sommes réunis pour être auprès d’elle pendant ses derniers jours. Aucun d’entre nous ne savait ce que c’était de soutenir quelqu’un dans son passage vers l’au-delà, mais nous savions que nous voulions qu’elle reste à la maison, et c’est ce que nous avons fait.

Pendant que nous soutenions maman, nous étions, à notre tour, soutenus par Anne, une infirmière en soins palliatifs très douée, qui venait tous les jours prendre soin de maman et nous parler de ce à quoi nous devions nous attendre dans les prochains jours. Elle nous a appris à injecter de la morphine quand notre mère était épuisée par la souffrance ; elle nous proposa de s’occuper des tâches les plus difficiles (comme sa toilette), et elle nous donna autant d’informations qu’elle le pouvait à propos des funérailles, et quoi faire de son corps après son décès.

« Prenez votre temps » nous a-t-elle dit. « Vous n’avez pas besoin d’appeler les pompes funèbres avant d’être prêts. Réunissez les personnes qui souhaitent lui dire leurs derniers adieux. Asseyez-vous avec elle aussi longtemps que vous en avez besoin. Quand vous êtes prêts, appelez et ils viendront la chercher. »

Anne nous a fait un cadeau incroyable lors de ces derniers jours. Bien que ce fût une semaine atroce, nous savions que nous étions soutenu par une personne qui se trouvait à un coup de fils de distance.

Dans les deux années qui ont suivi, j’ai souvent repensé à Anne, et au rôle important qu’elle a joué dans nos vies. Elle était bien plus que ce que l’on peut attendre d’une infirmière en soin palliatifs. Elle était une conseillère, une coach, et une guide. En nous offrant un soutien et de doux conseils, sans nous juger, elle nous a aidé à traverser une des épreuves les plus difficiles de nos vies.

Le travail qu’Anne a effectué peut être défini par un mot qui commence à être courant dans certains des groupes dans lesquels je travaille : Elle « était présente » pour nous.

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((Ndlt : holding the space ou littéralement « tenir l’espace » voir plus loin pour plus de détails sur la difficulté de cette traduction))

Qu’est ce que cela signifie « être présent » pour quelqu’un ?

Cela signifie que nous souhaitons marcher aux côtés d’une autre personne qu’elle que soit la route sur laquelle elle se trouve sans la juger, sans lui faire sentir qu’elle est inappropriée, sans essayer de la changer, et sans vouloir influencer les résultats. Quand nous sommes présents pour quelqu’un, nous ouvrons nos cœurs, nous offrons un soutient inconditionnel, et nous laissons de côté les jugements et le contrôle.

Parfois nous nous retrouvons à être présent pour quelqu’un pendant qu’il est présent pour d’autres. Dans notre situation par exemple, Anne était présente pour nous quand nous étions présents aux côtés de notre mère. Cependant je ne sais rien à propos du soutien qu’elle recevait. Je suppose que d’autres personnes étaient présentes pour elle pendant qu’elle faisait ce travail si difficile et si rempli de sens. C’est virtuellement impossible d’être fort tout en étant présent pour les autres, sans que quelqu’un ne le fasse pour nous. Même les dirigeants, les coachs, les infirmières les plus forts, ont besoin de savoir qu’ils sont soutenus par certaines personnes avec qui ils peuvent être vulnérables et faibles sans avoir peur d’être jugés.

Dans mes propres missions en tant qu’enseignantes, qu’animatrice, que coach, que maman, qu’épouse, et qu’amie, etc.… Je fais de mon mieux pour être présente pour d’autres personnes, de la même manière qu’Anne l’a fait pour moi et pour mes frères et sœurs. Ce n’est pas toujours facile, parce que j’ai une tendance très humaine à vouloir changer les gens, à leurs donner des conseils, ou à les juger pour ne pas être aussi avancé sur le chemin qu’ils le pourraient, mais je continue d’essayer parce que je sais que c’est important. Au même moment, il y a des gens dans ma vie en qui j’ai confiance et qui sont présents pour moi.

Pour réellement soutenir les gens dans leur propre croissance, dans leur transformation, pendant leur chagrin, etc… nous ne pouvons leur prendre leur pouvoir (i.e. essayer de régler leurs problèmes), en les rendant honteux (i.e. sous entendre qu’ils devraient en savoir plus sur ce qu’ils sont en train de faire), ou en les submergeant (i.e. en leur donnant plus d’informations qu’ils ne sont prêts à entendre). Nous devons être prêt à nous mettre en retrait de manière à ce qu’ils fassent leurs propres choix, à leur offrir un amour et un soutien inconditionnel, à leur donner des conseils gentiment quand cela est nécessaire, et à les faire se sentir en sécurité même quand ils font des erreurs.

Être présent n’est pas quelque chose de réservé aux professionnels. C’est quelque chose que nous devons TOUS faire les uns pour les autres – pour nos partenaires, nos enfants, nos amis, nos voisins, et même des étrangers qui se sentent mal sur notre trajet de bus quotidien.

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8 trucs pour vous aider à être présents pour les autres

  1. Donner la permission aux autres d’avoir confiance dans leur propre intuition et sagesse : Quand nous devions soutenir ma mère dans ces derniers jours, nous n’avions aucune expérience sur laquelle nous appuyer, et pourtant intuitivement nous savions ce qu’il fallait faire. Nous savions comment transporter son corps tremblotant jusqu’à la salle de bain, nous savions comment nous asseoir autour d’elle et chanter ses chansons favorites, et nous savions comment l’aimer. Nous savions même quand venait le temps de lui injecter les médicaments qui soulageaient sa douleur. Très gentiment, Anne nous a laissé savoir que nous n’avions pas besoin de suivre le protocole imposé par l’hôpital, mais plutôt d’écouter nos intuitions et notre sagesse pour l’aimer comme nous sentions devoir le faire.
  1. Donner aux autres seulement autant d’informations qu’ils ne peuvent en recevoir : Anne nous a donné quelques instructions simples et nous a laissé avec quelques dépliants, mais ne nous a pas submergé avec beaucoup plus que nous n’étions capable de recevoir dans ce moment de peine. Trop d’informations nous auraient laissé le sentiment d’être incompétent et de ne pas être à la hauteur.
  1. Ne leur prenez pas leur pouvoir : Quand nous prenons des décisions, nous prenons leur pouvoir des mains des autres, nous les laissons croire qu’ils sont inutiles et incompétents. Il y a des fois où nous devons faire un pas pour eux et prendre de graves décisions à leur place (i.e. quand ils doivent affronter des problèmes d’addiction et qu’une intervention semble la seule chose qui puisse les sauver), mais dans la plupart des cas, les gens ont besoin d’autonomie pour faire leurs propres choix (et même nos enfants lien ALIKE). Anne savait que nous avions besoin de nous sentir forts en prenant nos propres décisions à propos de nom de notre mère, et donc nous a offert son soutient mais n’a jamais essayé de nous diriger ou de nous contrôler.
  1. Garder votre propre ego en dehors de tout ça : C’est un point important. Nous tombons tous dans ce piège de temps en temps, quand nous croyons que la réussite de quelqu’un est dépendante de notre intervention, ou quand nous pensons que leurs échecs affectent notre réputation, ou quand nous sommes convaincus que l’émotion qu’ils décident de nous décharger dessus nous concerne personnellement et non eux. C’est un piège dans lequel je me vois moi-même tomber quand j’enseigne. Je peux devenir plus concernée par mon propre succès (est ce que les élèves m’apprécient ? est ce que leurs notes reflètent ma capacité à enseigner ?) que par celle de mes élèves. Mais cela ne sert à rien – même pas à moi. Pour vraiment servir leur croissance, je dois garder mon ego en-dehors de tout ça et créer l’espace où ils auront l’opportunité de grandir et d’apprendre.
  1. Faites-les se sentir suffisamment en sécurité pour échouer. Quand les personnes apprennent, grandissent, ou vivent un gros chagrin ou une transition, ils sont obligés de faire des erreurs le long du chemin. Quand nous, comme êtres présents pour eux, sommes capables de retenir notre jugement ou la honte que nous éprouvons pour eux, nous leur offrons l’opportunité d’atteindre leur intériorité et d’y trouver le courage de prendre des risques et d’y trouver la résilience (capacité à rebondir, voir les livres de Boris Cyrulnik sur le sujet) pour continuer à avancer même quand ils échouent. Quand nous leur assurons que l’échec n’est qu’une partie du voyage et non la fin du monde, ils vont passer moins de temps à s’en vouloir et plus de temps à apprendre de leurs erreurs.

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  1. Donner une guidance et apporter de l’aide avec humilité et considération. Une personne présente dans la sagesse sait quand retenir ses conseils (i.e. quand cela fait se sentir quelqu’un stupide et inadéquat) et quand le proposer gentiment (i.e. quand une personne le demande ou est trop perdue pour savoir quoi demander). Ainsi Anne n’a pas pris notre pouvoir ou notre autonomie, elle a proposé de venir et de s’occuper des toilettes de maman et de prendre en charge les tâches les plus difficiles de ses soins. Ceci a été un soulagement pour nous, comme nous n’avons pas d’expérience, et que nous ne voulions pas mettre maman dans une position où elle aurait ressenti de la honte (i.e. comme être nue devant ses enfants). Ceci est un exercice délicat que nous devons tous pratiquer lorsque nous sommes présents pour quelqu’un. Reconnaître les zones dans lesquelles ils se sentent les plus vulnérables et les plus incompétents et leur offrir une aide juste sans les rendre honteux, demande de l’expérience et de l’humilité.
  1. Créer un contenant pour les émotions complexes, les peurs, les traumatismes, etc. … Quand les personnes se sentent soutenues d’une manière plus profonde qu’ils n’y sont habitués, ils se sentent suffisamment en confiance pour permettre à leurs émotions complexes de refaire surface alors que normalement, elles resteraient cachées. Quelqu’un qui est entraîné à être présent sait que cela peut arriver et est préparé à être présent avec gentillesse, avec soutient et sans juger. Dans les cercles de parole, nous appelons ceci « tenir le crachoir » pour quelqu’un.

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Le cercle devient l’espace où les gens se sentent suffisamment en sécurité pour s’effondrer sans craindre d’être brisé pour toujours ou qu’il vont être honteux devant les autres personnes présentes. Il y a toujours quelqu’un pour apporter de la force et du courage. Ce n’est pas un travail facile, et c’est un travail dont j’apprends encore tous les jours puisque j’accueille et que j’assiste des conversations toujours plus difficiles. Nous ne pouvons pas le faire si nous sommes nous même dépassés par des émotions, si nous n’avons pas fait le dur travail de regarder nos ombres en face, ou si nous n’avons pas confiance en les gens pour qui nous sommes présents. Dans le cas d’Anne, elle a fait ceci en nous exprimant de la tendresse, de la compassion, et de la confiance. Si elle ne nous avait pas exprimé de l’assurance dans sa manière d’être et de gérer des situations difficiles, ou si elle avait été effrayée par la mort, nous n’aurions pas été capable de lui faire confiance comme nous l’avons fait.

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  1. Autorisez-les à prendre des décisions différentes que celles que vous auriez prises : Etre présent, c’est respecter les différences individuelles et reconnaître que ces différences vont conduire les gens à prendre des décisions que nous n’aurions pas prises. Par exemple, ils peuvent parfois décider en fonction de leurs habitudes culturelles que nous ne pouvons pas comprendre selon notre propre culture. Quand nous sommes présents, nous lâchons le contrôle et honorons les différences. Ceci a été démontré, dans la manière dont Anne nous a soutenu dans notre prise de décision sur ce que nous allions faire du corps de notre mère après que son esprit l’ait quitté. S’il y avait eu des rituels que nous aurions souhaité exécuter avant de rendre son corps, nous étions libres de les pratiquer dans l’intimité de la maison de maman.

((Note de la traductrice : Holding space : « Tenir l’espace, le lieu » est traduit pas « être présent » dans tout l’article sans pour autant signifier exactement la même chose. Ma métaphore préférée pour exprimer ce sens est d’imaginer une tente ou un chapiteau de cirque où le pilier principal est très important pour soutenir toute la périphérie. Imaginez que quand vous « êtes présent » vous devenez ce pilier le plus haut qui chapeaute l’autre personne, ou les autres personnes.))

Etre présent n’est pas quelque chose que nous pouvons réussir à faire d’un jour à l’autre, ou qui puisse être maitrisé par une simple liste d’instructions comme je viens de le faire. C’est un exercice pratique qui évolue au fur et à mesure que nous le répétons et qui est unique pour chaque personne, dans chaque situation.

Words by Heather Plett, publié pour la première fois dans « Wakeup World »

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