Qu’est ce que “grandir”/ la croissance signifie pour moi ?

NDLT : Cet article a été rédigé par une camarade de la « Yoga Forest » nous étions voisines de tente et je me souviens de notre première discussion lors du premier soir. Kaitlin m’a honoré du partage de ses peurs et de son histoire. Plusieurs mois après la fin de ce moment voici la traduction des fruits de son expérience et des leçons qu’elle en a tiré.

POSTED ON MAY 4, 2015 BY KCOOLAHA

Cela fait plus d’un mois que je suis rentrée aux états-unis après un stage d’un mois en Permaculture à la « Yoga Forest » au Guatemala. Ces deux derniers mois passés à l’étranger et à la maison sont à peine comparables, et pourtant je me retrouve à réfléchir sur cette croissance que j’ai vécue pendant un mois et de ce qu’elle signifie un mois après être rentrée. J’ai pris la photo de ce chien pensif lors de notre dernier jour de volontariat à la communauté (et mon avant-dernier jour au Guatemala) qui à l’air d’être en  lutte avec ses propres pensées.

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Il y a une citation qui m’a beaucoup intéressé pendant que je me préparais pour mon voyage. Je me la répétais comme un mantra en quelque sorte. Je n’ai jamais été aussi terrifiée de faire quelque chose, puisque c’était mon premier voyage à l’étranger et seule – un voyage qui se devait d’être plein de choses : transcendantal, changer ma vie, une nouvelle direction, une preuve de ce que j’étais capable… Quand tout ceci me submergeait, cette citation me ramenait vers le centre. Embrasser la peur et continuer à suivre courageusement mon cœur, est devenu ma mission.

“La cave dans laquelle vous avez peur d’entrer contient le trésor que vous cherchez”-Joseph Campbell

J’ai trouvé beaucoup de trésors au Guatemala et j’ai planté ces trésors dans ma vie lors de l’équinoxe du Printemps. J’ai prononcé le vœu de toujours me souvenir de ces perspectives et de ces leçons, certaines tangibles, d’autres non, et je les ai emportées avec moi pour qu’elles travaillent en moi jusqu’au printemps prochain. Une large partie de mon voyage a également été de trouver les moyens pour transformer mon travail : en un chemin d’amélioration pour moi-même et en influence positive sur la vie des autres. Et en le faisant, j’ai réalisé que partager les trésors que j’avais trouvé faisait partie du plan depuis le début :

  1. Embrasser sa peur – faites ce qui vous effraie. Il ne sert à rien de fuir la peur, Il n’y a qu’une solution : l’accepter entièrement et faire confiance au processus. Chaque anxiété, appréhension, nervosité, doute est une opportunité pour reconnaître votre potentiel de croissance. Ajoutez à cela qu’il faut se souvenir de vos limites et vous pardonner. Vous ne pouvez pas surmonter vos peurs toutes à la fois et vous ne devez pas le faire. La croissance est un processus, qui ne se fait pas en une seule fois. Travaillez sur vos peurs un petit peu tous les jours. Et quand vous reconnaissez que vous avez peur de faire quelque chose parce que cela est inconfortable (mais pas si insurmontable) Sautez sur l’occasion ! Lâchez prise et faites confiance : vous êtes capable de supporter ce malaise et de vous ouvrir à ce qu’il va vous enseigner. Voir ces opportunités de manière répétée va devenir un jeu et cela va doucement devenir excitant de chercher à les voir apparaître – C’est tellement libérant de seulement « lâcher prise et faire confiance » face à la peur et au doute.
  1. La croissance commence petite et se répète et croit exponentiellement. Une métaphore puissante et un exemple de ce qui existe dans la nature est la suite de Fibonacci, un parallèle mis en lumière par mon merveilleux professeur Jeremy Fellows. La séquence de Fibonacci est le langage de la croissance naturelle. Chaque nombre de la série est le résultat de l’addition des deux nombres précédents : en commençant par zéro et un : 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144, 233, 377, 610, 987, 1597, 2584, 4181, 6765, 10946. Etc. Ce schéma est présent partout : les fleurs, les cônes des pins, la répartitions des branches sur un arbre, la forme des coquillages, la structure osseuse des humains et des animaux, les courants météorologiques, les spirales des galaxies, etc. …C’est si simple et clair et pourtant c’est un guide pour notre compréhension de l’organisation de l’univers entier, des idéaux de beauté (voir le ratio du nombre d’or), et aussi (métaphoriquement ou non) de notre croissance spirituelle ou de la compréhension que nous avons d’un sujet.

    D’abord, la croissance s’ajoute à la croissance. Dans la compréhension on va peut être commencer petit mais la compréhension a une infinie capacité d’expansion.

    Deuxièmement, tout le monde commence à zéro, mais 22 itérations plus tard, vous êtes déjà dans les dizaines de milliers ! Commencez petit et sachez que vos progrès sont en construction. Ayez confiance dans le processus.

We are not separate from the natural world, but made in its infinite wisdom. We always have the power to grow … it’s right at our fingertips.

Nous ne sommes pas séparés du monde naturel mais fait de son infinie sagesse. Nous avons toujours la possibilité de grandir. C’est juste là,… à notre portée.

  1. Vous n’y arriverez jamais, car vous y êtes déjà. Arriver quelque part dans la réalité est une illusion. La Réalité Vraie c’est que “maintenant” contient tout. Tout ce dont vous avez besoin, vous pouvez le trouver maintenant dans le moment présent. Maintenant est complet, maintenant est nécessaire.
  1. Poursuivez vos passions et vos centres d’intérêts sans y être attaché. Cette étincelle est en vous. Votre Soi, le moi supérieur, ce qui fait que vous vous sentez connecté et inspiré par l’Univers, existe déjà à l’intérieur de vous. Quand vous êtes sur la plus haute vibration de vous-même, vous poursuivez vos objectifs et vos passions sans vouloir atteindre un objectif, sans vouloir réaliser ce que vous aviez en tête.
une illustration de ces belles âmes faisant de belles choses.

une illustration de ces belles âmes faisant de belles choses.

Suivre avec fluidité vos passions est suffisant. Vous n’avez besoin de rien d’autre pour vous sentir complet, pour vous sentir entier. C’est Ici que vous allez rendre le plus grand service aux autres également. Ayez confiance en vous, suivez votre Cœur, et soyez ouvert et réceptif quel que soit le résultat.

  1. Vos croyances sont votre réalité. Cette compréhension a été cimentée par une longue nuit de discussion avec ce cher Vän Robin. Croire simplement que vos croyances sont votre réalité est un outil puissant qui peut tout changer. Racontez-vous l’histoire différemment et voyez comment votre vie change. Alignez vos croyances avec votre plus haut Soi, vos passions et vos intérêts et vous êtes sans limites.
  1. Vous êtes bénis et privilégiés au-delà du possible et les privilèges au sein desquels vous êtes nés produisent une perspective unique pour être reconnaissant pour la vie qui vous a été offerte.

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Plantez ces graines qui vous ont été données. Utilisez vos bénédictions, privilèges et vos difficultés pour comprendre à quel point vous êtes connecté et à quel point c’est important que vous existiez.

Kaitlin. Thank you so much for sharing your vulnerability, your learnings and your love with us. Amé. 

en attendant les vacances, je rêve en relaxant mon Ventre

Dans les cours de Yoga, nous consacrons du temps à l’éveil de notre abdomen. Il me semble que s’occuper consciemment de notre deuxième cerveau est très important.

  • De ma propre observation, j’ai pu constaté que : le ventre régit mes douleurs lombaires, les articulations des hanches, mon équilibre émotionnel, ma capacité à me reposer efficacement.
  • On retrouve cette importance dans la tradition hindoue, dans le système des chakras, dans le « HaraKiri » japonnais, etc…
  • Lieu de gestation de la vie, le ventre est centre de la civilisation humaine. Et au-delà de cette fonction reproductive, un haut centre de l’énergie créative pour chacun de nous.
  • D’autre part, le nombril est le « Centre » avec un grand C. Lieu de gravité du corps physique, il donne naissance aux tempéraments patients, calmes, sensuels, concentrés… quand il est actif et équilibré.

Kelly McGonigal, docteur, enseigne le yoga, la méditation et la psychologie à l’Université de Stanford. Elle est l’éditrice en chef du « International Journal of Yoga Therapy » ainsi que l’auteur de «Yoga for Pain Relief » et « The Willpower Instinct ».

intérieur de mosquée

intérieur de mosquée

5 Poses pour agir sur le bas de l’abdomen

La séquence suivante vous aidera à réduire le stress et les tensions dans l’abdomen, et à supporter le système digestif dans son ensemble. Elle peut faciliter l’élimination des douleurs menstruelles sur le moment et à l’avenir.

  1. Parighasana : la posture de la porte
  • Assis en appui sur les genoux, fesses décollées des talons, étirez votre jambe droite sur votre côté droit, talon au sol, pied plat, orteils dirigés vers le sol.
  • Inspirez et levez votre bras gauche, main vers le ciel ; expirez en couchant votre torse sur la jambe droite.
  • Reposez votre main droite sur une brique, le sol ou votre cheville.
  • Engagez entièrement le bras gauche et la main avec une intention claire, remarquant à quel point ce geste améliore l’étirement dans le côté gauche de votre corps.
  • Ressentez la respiration dans vos côtes gauches, poitrine, ventre.
  • Choisissez une position pour votre tête et votre cou où vous ressentez le moins de tensions et souvenez-vous de relaxer votre visage, d’adoucir votre front, yeux, bouche et mâchoire.
  • Restez dans la position pendant 5 à 10 respirations, et recommencez de l’autre côté.

Après avoir pratiqué cette pose des deux côtés, revenez à la position de départ sur vos genoux. Posez vos mains sur vos côtes et ressentez le mouvement de la respiration sous vos mains. Inspirez et expirez patiemment et pleinement, laissant votre cage thoracique s’étirer et se contracter.

  1. Ardha matsyendrasana : torsion « royale » vertébrale semi-assise
  • Asseyez-vous sur vos fessiers, jambes étirées devant vous.
  • Pliez et croisez votre jambe droite par dessus votre jambe gauche, posant le pied à plat sur le sol à côté de votre genou gauche.
  • Ensuite, pliez votre genou gauche et posez votre pied gauche à l’extérieur de la hanche droite.
  • Asseyez-vous peut être en appui sur vos deux isquions et étirez-vous vers le haut, le long de la colonne vertébrale.
  • Tournez doucement votre torse vers votre jambe droite. Vous pourrez peut être embrasser votre genoux gauche, ou alors poser le coude gauche croisé sur la cuisse droite et appuyez l’extérieur de la cuisse vers le bras.
  • En expirant, conduisez votre nombril doucement vers votre colonne vertébrale pour aider à pousser tout l’air à l’extérieur avec aisance. Vous réaliserez peut être que vous pouvez tourner un peu plus loin avec l’aide des expires, mais ne forcez pas.
  • Si vous vous sentez trop comprimé par cette torsion, essayez de vous tordre dans l’autre direction, vers votre gauche, loin du haut de la jambe droite. Cette version de la posture donne plus d’espace à l’abdomen pour se relaxer ou au le ventre pour respirer.
  • Tenir 5 ou 10 respirations et ensuite changer de côté.
  1. Jathara parivritti : torsion abdominale inclinée
  • Allongé sur le dos les deux jambes étirées. Sur une expiration, pliez votre jambe droite et pressez-la contre votre poitrine. Respirez ici deux fois en plaçant vos respirations dans le ventre.
  • Attrapez votre genou droit avec votre main gauche et entrainez le tout côté gauche. On bouge la position du bassin et des fessiers pour plus de confort.
  • Etirez ensuite votre bras droit vers le haut de manière à sentir un étirement dans votre épaule, en profondeur.
  • Puis respirez profondément en acceptant la pose. L’important ici est de se laisser aller dans le flot de la vie, ne pas chercher la perfection mais l’aisance. La torsion touche toutes les parties du corps : depuis les jambes, bassin, côtes et poitrine.
  1. Salamba sethu bandhasana : le pont avachi
  • Posez un bloc, un traversin ou plusieurs couvertures assez dures sous vos hanches et allongez-vous, dos au sol. Vérifiez que le support est sous votre bassin et sacrum et non pas au bas du dos et vers les côtes.
  • Jambes étirées, bras relâchés de chaque côté du corps, paumes des mains vers le ciel.
  • Si vous avez une sangle, passez là autour de vos cuisses pour les maintenir en place. La sangle doit être suffisamment serrée pour maintenir les cuisses entre elles sans efforts, sans pour autant les presser.
  • Restez dans cette position de 10 respirations à 5 minutes.
  • Ensuite revenez à plat au sol en Savasana (posture allongée sur le dos, bras et jambes légèrement écartés du corps, paumes des mains vers le ciel, menton rentré) et respirez encore au moins 5 respirations en posant les mains sur votre ventre.

NdlT : Les mains sur le ventre, sentez les mouvements internes, gargouillis, bulles, ruisseaux. Sentez de la chaleur et pensez à votre « foyer » chaleureux et accueillant ici, sous vos mains, toujours présent.

  1. Ananda balasana : posture du bébé heureux

NdlT : poses préparatoires :

La table renversée : écrasez le dos au sol, en particulier les lombaires puis levez les jambes vers le ciel. Pressez vos épaules dans le sol et levez les bras en l’air. Résultat : jambes et bras en l’air et pourtant détendus, ancrés dans le dos.

A partir de Savasana, pliez la jambe droite, pied droit à plat sur le sol aligné avec le fessier droit. Posez votre cheville gauche sur genoux droit et attrapez l’arrière de la cuisse avec vos mains entrelacées, (main gauche passe entre les jambes) et ramenez doucement la cuisse vers la poitrine. Respirez plusieurs fois avant de tendre la jambe droite vers le ciel et tenter d’aller un peu plus loin dans l’étirement du fessier et la pression sur le bas ventre.

Le bébé heureux

  • Allongé sur le dos, genoux pliés sur la poitrine, respirez profondément, le temps de sentir tout votre dos en contact avec le sol.
  • Ensuite laissez vos genoux s’ouvrir de chaque côté et attrapez la plante de vos pieds tournée vers le plafond.
  • Gardez vos jambes pliées avec les pieds directement au-dessus de vos genoux.
  • Tenez vos gros orteils ou les bords des pieds.
  • Détendez-vous dans la posture sans essayer d’aller plus loin dans l’ouverture.
  • Laissez vos bras se tendre, les omoplates tomber dans le sol.
  • Détendez vos hanches en utilisant la gravité, et aussi le bas de votre dos, vos côtes et sentez la détente dans vos aines.
  • Laissez le mouvement de votre respiration et de votre ventre remplir cet espace ouvert entre vos jambes. Et respirez profondément pendant 10 respirations.

Mc Donald se verdit … ou meurt !

cet article, trouvé il y a déjà un bout de temps, donne à lui seul une explication sur la campagne de pub Mc Do à laquelle nous sommes soumis depuis plusieurs semaines…

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(antimedia) Le géant de la malbouffe MacDonald a récemment vu ses résultats dégringoler. Deux raisons : la prise de conscience des consommateurs ainsi que des offres plus saines qui ont conduit à une baisse de 2.3% des ventes et un effondrement dans les profits d’opérations de 28% sur les 3 premiers mois de 2015. Les projections des ventes du mois d’avril ne sont pas attendues meilleures.

Dans un effort pour rémonter les ventes, la plus grande chaine de hamburgers au monde a annoncé la fermeture de 350 restaurants. Mais ceux-ci n’incluent pas les 350 restaurants que la chaine a déjà fermé en ce début d’année.

Mc Donald croit qu’en fermant les 700 fast-food les moins rentables, il va aider la compagnie a « écrémer » ses finances.

En dépit du fait que cet effondrement des ventes était attendu, les chiffres se sont révélés être pires.

Le nouveau PDG, Steve Easterbrook, a un plan pour restaurer la réputation du fast-food qui sera révélé le 4 mai prochain. « Je pense que c’est une envie et un intérêt qu’a notre entreprise d’accueillir le changement », a-t-il dit mercredi. « Le management de chez Mc Do est doucement recentré sur des actions plus rapides pour mieux répondre aux besoins des consommateurs, à leurs attentes et à compétition qui fait rage sur le marché de la malbouffe.

On peut noter également, que la chaine sans OGM Chipotle a enregistré une progression de 10% sur la même période. NDLT /aux états unis la consommation d’ogm par la population américaine est autorisée, bien-sûr, la chaine mondiale s’adapte aux normes européennes.

Aussi longtemps que Ronald Mac Donald et son équipe composée de sceptiques-à-la-vue-de-l’augmentation-des-chiffres-du-diabète sévira, seul le temps pourra nous dire s’ils ont répondu à l’appel des consommateurs pour manger une nourriture moins dangereusement mortelle.

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Que faire (=/ Qui devenir) quand on se sent seul et rejeté ?

Le rejet et l’abandon sont deux émotions intenses.Quand j’avais 4 ans ma mère a jeté mon père dehors à cause d’un grave problème d’alcoolisme. Il entra et sorti de ma vie à plusieurs reprises, la plupart du temps quand il était sobre lors d’une cure de désintoxication. Cependant, il passa la majorité du temps de mon enfance dans les rues de Los Angeles. Ceci m’a conduit à développer l’idée que je n’étais pas assez bien pour qu’un homme reste à mes côtés. J’ai vécu cette souffrance encore et encore. C’est mon histoire. Ce qui suit est ma méthode pour gérer cette énergie et aussi celle qui aide mes clients dans la thérapie de guérison du corps et de l’esprit que je leur propose.

Comment traverser l’épreuve de la souffrance, de la peur, du rejet ou de l’abandon ?

1. Premièrement, vous devez entièrement accueillir cette souffrance. Ne pas la nier, la cacher ou la refouler au loin. « Ce à quoi nous résistons, persiste ». Eviter cette émotion est ce qui va la garder bloquée dans votre corps et votre conscience. Laissez-là remonter et vous traverser. Regardez-la, observez-la, et voyez-la comme ci, elle n’était qu’un film. Souvenez-vous, cela ne durera pas éternellement, c’est seulement une énergie à traverser. Elle apporte de la conscience et de l’acceptation de ces émotions ce qui va leur permettre de bouger

2. Afin de ressentir ces émotions, posez vos mains sur la partie de votre corps où vous sentez le plus d’énergie. Pour moi, c’était mon cœur et mon estomac. Soyez présent et aimant lorsque vous placez vos mains sur ces lieux. Répétez-vous à vous-même les mantras (ndlt : phrases, maximes sacrées) qui sont à l’opposé de ce que vous ressentez. Si je me sens seule, rejetée et pas aimable, alors je me répète : « Je suis présente, je suis suffisante (ndlr : notion difficile à traduire en français, dans l’idée de « je suis comblée, satisfaite, assez »), je suis en sécurité, je suis aimée ». Offrez-vous à vous-même ce que vous savez qu’il vous manque. Et voyez comment cela change tout !

Après avoir fait ceci pour moi et mes clients, moi et beaucoup d’autres, nous asseyons de l’autre côté de cette rivière de pleurs. Je me suis retrouvé dans un état de profonde gratitude. Au lieu de râler et de rechercher de l’amour chez les autres, je me donne cette énergie à moi-même. Parce que, vraiment, c’est ce qui nous est demandé de faire quand nous nous sentons ainsi.

Traduit de l’anglais par Marion Dupuy.
Article tiré du magazine YOGITIME « what to do when you feel alone and rejected ? »par Monica Lauren.

French Touch : Pensons à l’étymologie du mot « maladie » qu’on peut décortiquer en « Mal-à-dire » et qui indique cette notion de « trouver la bonne expression » d’une énergie pour qu’elle soit lumineuse. L’énergie n’est pas mauvaise en soi, (ce qui prouve une fois de plus qu’ontologiquement le mal n’existe pas), cependant, elle n’est pas exprimée dans l’amour, la tolérance et l’acceptation. Elle n’est pas transformée, alchimisée lors de la recherche de l’harmonie. Elle est restée coincée quelque part car elle a rencontré une résistance, une part d’ombre en nous qui ne laisse pas passer la lumière jusqu’aux profondeurs. Alors ! S’il vous plait d’aller mieux, Aimez-vous ! Pardonnez ! Tolérez ! Passez l’éponge ! Lâchez prise ! Et laissez la musique vous emporter..

Les bols de cristal

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Ceux sont des instruments de musique un peu particuliers puisqu’ils n’émettent qu’une seule note. Ils sont fabriqués à partir de cristal de roche, fondu et moulé, tout comme le sont les verres en cristal par exemple.

Avez-vous remarquez que lorsqu’on passe le doigt mouillé sur le bord du verre on entend comme des grincements ? Avec le bol, c’est pareil sauf qu’on utilise un bâton recouvert d’une peau douce qui vient s’unir aux bords du bol. A nous de maintenir le contact suffisamment longtemps pour que les vibrations s’harmonisent, s’amplifient et finalement, qu’il « chante ».

C’est incroyable car à leur proximité on « entend » l’aller/retour des vibrations, on « voit » dans notre tête, le trajet du son, sans effort aucun…

Et on aborde le pouvoir de guérison du son… très simplement, car immédiatement les auditeurs se sentent apaisés et inspirés.

Certaines personnes ne supportent pas le son du bol. C’est ainsi. Cela peut venir de la note émise, qui plus basse ou plus haute sera acceptée par le corps, mais qui, à cette hauteur de ton, vient mettre en résonance un vécu désagréable inscrit dans le corps de l’auditeur.

Afin de vous présenter plus en détail ces magnifiques instruments vous pourrez participer à une conférence/concert/méditation sur la commune du Château à l’île d’Oléron, le jeudi 9 Octobre à 19H30.

L’ensemble des activités sera assuré par Muriel et Pascal Lacombe. Voici l’adresse de leur site Internet www.cristalvibrasons.eu

Et voici un extrait vidéo qui vous donnera un aperçu de la soirée, sans tout vous dévoiler car les bols entendus sont fait de métal !!

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Les 5 bénéfices principaux retirés de la posture du PONT

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En sanscrit Setu Bandha Sarvangasana

Une posture pour ouvrir son coeur qui peut être pratiquée dans la détente en appui sur des blocs ou sur l’ossature des jambes et du cou ou alors dans l’effort, en poussant les fessiers au plus haut ce qui creuse le dos et ouvre toute la zone autour du chakra Visshudha

1. Renforce les jambes et les pieds 

Quand vous pratiquez cette posture, vos pieds doivent être écartés de la largeur des hanches, avec vos gros orteils parallèles pointant droit devant. Quand vos fessiers sont levés, vous aller activer fortement vos ischio-jambiers pour lever vos hanches, et vos cuisses vont être énergiquement entrainées vers l’intérieur, l’une vers l’autre, ce qui va renforcer vos adducteurs.

Cette pose est aussi géniale pour entrainer les pieds. En les pressant fermement vers le sol pour aider à l’élévation du corps, celà vous aidera pour toutes les poses où vous prenez appuis sur eux.

2. Ouvre les hanches

Si vous êtes comme 99% de la population, vous restez assis de nombreuses heures au cours de vos journées. Ceci peut provoquer des tensions dans les muscles fléchisseurs des hanches et un étirement excessif des muscles du bas du dos, ce qui, avec le temps, va déséquilibrer votre squelette, et provoquer des douleurs.

Setu Bhanda sarvangasana aide a inverser cette tendance en ouvrant vos hanches vers le haut, étirant vos abdominaux et renforçant vos lombaires. C’est une bonne pose à pratiquer après une longue journée de bureau ou même pendant votre pose déjeuner.

3. Ouvre les épaules

De la même manière, beaucoup de gens passent de longues heures penchés sur leur écrans d’ordinateurs ou sur leurs bureaux, provoquant un affaissement du haut du dos et entrainant les épaules vers l’avant. Ceci presse démesurément dans la poitrine et étire excessivement le haut du dos et finalement affaiblit le tout ainsi que le cou.

Quand vous êtes dans le pont, Setu Bandha sarvangasana, vous allez rouler vos épaules en arrière et les presser fermement dans le sol, ce qui ouvre la poitrine et renforce le haut du dos. Cette pose est très ressourçante grâce à cette grande ouverture, permettant de grandes inspirations pulmonaires.

4. Cultive une nouvelle conscience dans le bas du dos

Si vous faites du yoga depuis longtemps vous remarquerez qu’on contracte rarement les fessiers pendant les cours (NdlT : çà c’est elle qui le dit ! ). Contracter les fessiers est exactement ce que vous faites en commençant cette pose. Et ensuite ? Comment pourriez-vous tenir votre pont sans serrer les fesses ?

En engageant les muscles de vos jambes bien sûr ! Cette pose va vous aider à développer une nouvelle et profonde conscience des muscles de vos jambes et vous aidera à les renforcer muscles ainsi que ceux des hanches.

5. Calme l’esprit

Cette pose vous conduit à presser votre menton sur le haut de votre poitrine, et donc à apaiser votre esprit. Si vous tenez cette pose en utilisant votre force musculaire, vous n’allez pas vous sentir si détendu, pourtant le sang arrivant dans le cerveau va calmer le flux des pensées. Si vous utilisez un support sous vos hanches pour vous tenir en haut, alors cette pose sera profondément rafraichissante et enracinante.

Ajoutez de longues et profondes respirations et laissez-vous aller vers le sol pour redescendre.

article original en anglais écrit par Ali Washington pour http://www.Doyouyoga.com 

Les Bâuls du Bengale

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Mardi soir à Maha Prana, le restaurant végétarien d’Oléron, était organisée une soirée de projection. Le thème : les Bâuls bengalis, des musiciens mendiants et errants. Leur philosophie m’a tellement parlé :

  • l’unité entre tous les êtres
  • l’amour partagé, le service des autres
  • l’expérience vivante car vécue au plus profond

En effet les Bâuls ne chantent pas, ils laissent s’exprimer Le Chant à travers eux, tout comme ils ne jouent pas de la musique, La Musique joue à travers eux…

Finalement, on en reste sans voix… Car leur musique est un tout : jouée, dansée, vécue, elle s’adresse aux âmes, à l’être que nous sommes au-delà de notre quotidien.

Par l’écoute de leurs poèmes, je me suis nourrie d’un chant sincère et profond qu’ils font partir de leur bassin (plus exactement du bas de la colonne vertébrale là où est lovée la Kundalini shakti), un chant qui résonne dans tout leur corps et qui a fait résonner le mien. C’était tellement beau et pur que j’en avais les larmes aux yeux… Et c’était aussi tellement rythmé que j’avais envie de danser !

Et surtout, quelle belle surprise !! Les chanceux présents ce soir là, ont eu l’honneur d’assister après la projection du documentaire à trois véritables poèmes Bâuls interprétés par un couple débarqué du Bengal en tournée en Europe .

Joie – Joie – Joie !!

Voilà ce que l’on reçoit à leur contact, voilà ce qu’ils cherchent à nous transmettre. La joie et le goût de vivre ! Ils sont libres, ils sont humbles, ils chantent pour apporter cet amour de maison en maison. Et mardi c’est à Vertbois que nous avons vibré !

 

Les mandalas

ici ils fabriquent un mandala en sable qui sera détruit une fois fini pour rappeler l'impermanence de toute chose composée

les bouddhistes accordent une grande importance aux mandalas

Les mandalas sont des images symboliques, des formes et des couleurs, chacun portant une vibration, une qualité particulière.

par exemple : Le plus simple de tous les mandalas est le cercle. C’est le symbole du soleil qui répand la lumière, et de la pleine lune, fascinante, qui éclaire l’obscurité. Au centre du cercle est le point. Comme la graine contient potentiellement la plante mature, le point contient potentiellement le cercle. Symboles de « Dieu » (entre guillemets car au-delà des concepts religieux, « Dieu » est l’ordre du monde, le sens transcendant de la vie) et du Monde manifesté (application dans le monde de la matière terrestre, de cette organisation, de cet ordre), le mandala répond au besoin qu’a l’humanité, de formuler des réponses aux questions métaphysiques universelles telles que « Qui suis-je ? Quel est ce monde dans lequel je vis ? Quelles en sont les règles ? »

Et voilà pourquoi on retrouve partout sur la planète, dès les époques les plus reculées dans l’histoire de l’humanité, des représentations du point (l’ordre) et du cercle (sa manifestation), les premiers mandalas.

Car sans les formes visibles, nous ne pourrions connaître l’invisible. En dessinant ou en coloriant le mandala, j’exprime sur la feuille, dans le manifesté, cette vie qui est en moi, cet ordre auquel j’obéis et j’en apprend plus sur mon être intérieur. Par le choix des formes, des couleurs, je « me » manifeste. En observant mon attitude face aux mandalas, j’en apprends plus sur qui « Je » suis en tant que créateur, et aussi comment je me manifeste dans le monde.

Support d’expression quand ils sont fruits de notre volonté, ils sont aussi support de méditation. En me concentrant attentivement sur un motif que j’aurai choisi, je nourris mon esprit de son sens, à travers ses couleurs, ses formes, ses symboles. Alors choisissez avec soin vos rêveries, vos créations mentales, tout comme les images que vous regardez car que vous le souhaitiez ou non elles vont imprégner votre inconscient, votre part intérieure et mystérieuse.

Biblio : « Mandalas de méditation » David Fontana ; « Mandalas, comment retrouver le divin en soi » Rüdiger Dahlke et pour des mandalas à imprimer et colorier : http://coloringmandalas.blogspot.fr

 

Yoga pour les surfeurs 1.

 

  1. « chien tête en bas »

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C’est le très très fameux ‘downard facing dog’ du vinyasa yoga ou en sanscrit « adho mukha savasana »

  1. prendre la posture : commencez par vous mettre à quatre pattes, en appui sur les mains et les genoux. Epaules à l’aplomb des mains et genoux en alignement avec les hanches, tête dans le prolongement du cou, votre dos est parallèle au sol.
  2. phase active : rentrez vos orteils à l’intérieur et décollez vos genoux du sol, fessiers vers le haut et vers l’arrière. Vous êtes arrivés ! Voir photo !!
  3. installation dans la posture : portez votre attention sur vos épaules et vos bras. Est ce que vos bras sont bien tendus ? Est ce que vos épaules sont dégagées vers l’arrière, loin des oreilles ? L’appui se fait sur le « talon » des mains et sur les bouts de doigts. Votre but est de pousser toujours plus haut vos fesses vers le ciel pour bien aplatir le dos. Attention à maintenir le ventre ferme (ni relâché ni tendu). L’arrière des jambes est étiré, peu importe que vos talons touchent le sol ou non.
  4. sortie de la posture : vous abaissez vos fesses, pliez vos genoux pour vous asseoir sur vos talons, bassin le plus près possible du sol, étirez vos coups de pieds. Les bras sont devant positionnés à votre convenance pour un repos confortable (étirés devant pour le dos, pliés mains l’une sur l’autre pour y poser votre front, écartés en T, pour un travail du cou) Les yeux fermés vous respirez dans votre dos en imaginant qu’il bouge au rythme de vos inspires/expires.

 

 

  1. « la pose du chiot étiré » ou Uttana shishosana

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Etire les épaules, renforce et allonge les bras, le haut du dos, les hanches. Assouplit la colonne vertébrale et le buste, améliore la respiration thoracique.

  1. Pour prendre la posture : assis sur les genoux, en vajrasana
  2. Phase active : J’ouvre les bras de chaque côté, en inspirant, et je porte les mains parallèles au dessus de la tête. J’expire en abaissant les bras parallèles devant moi. Mains sur le sol, je pousse mes mains en avant pour étirer le buste et les bras. Le bassin se décolle alors des talons. Je continue jusqu’à rapprocher la poitrine sur sol. Colonne vertébrale longue.
  3. Installation : cuisses perpendiculaires au sol, bras parallèles l’un à l’autre, oreilles loin des épaules, on sent un grand relâchement devant, dans la poitrine, puisque les côtes peuvent s’écarter librement à l’inspire, laissant de la place aux poumons et au cœur, et derrière, relâche les tensions dans le milieu du dos. J’évite les tensions dans les cervicales en posant mon front sur le sol devant moi (photo)
  4. Sortie : je viens me rassoir en déroullant la colonne vertébrale, vertèbre après vertèbre jusqu’à poser délicatement la tête sur l’ensemble.

 

 

  1. « le roi pigeon à une jambe » ou eka pada rajakapotasana

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Etire tous les muscle du buste, les pectoraux, les aines, les muscles extérieurs du mollet. Renforce le devant des cuisses, les fessiers. Allonge les muscles sous les bras.

  1. Départ : A 4 pattes, avancer et deplacer le genoux droit sur le sol devant vous, au milieu, sur la ligne qui passe entre les deux mains. Ouvrir le pied droit vers la gauche et asseoir le bassin dans cet espace en poussant la jambe gauche vers l’arrière. Le coup de pied gauche est si possible sur cette ligne médiane, les hanches alignées l’une avec l’autre.
  2. Installation : D’abord posez vos avant bras sur le sol pour que les hanches et le bassin aient le temps d’accepter la posture. Expirez dans les lieux des tensions. Puis vous pouvez poser vos paumes de main au sol et vous redresser, poitrine en avant, puis verticale. Finalement vous pouvez réaliser une extension de la poitrine vers l’avant avec les mains toujours posées au sol, mais plus près de votre bassin, les coudes ouverts en demi-cercles vers l’arrière, menton vers le ciel. (Photo !)
  3. Pour finir : Je me penche en avant, bras parallèles étirés, paumes des mains au sol, buste sur la jambe avant (photo)

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4. Sortir : mains en appui, faire le chemin inverse : dos parallèle au sol, je ramène ma jambe avant pour poser les deux genoux côte à côte écartés de la largeur des hanches. Et j’avance la seconde jambe pour faire l’autre côté.

 

4. Torsions au sol 

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De nombreuses variations sont possibles ici. Remarquez notamment la différence liée à la hauteur des jambes, si elles sont pliées /talons au sol près des fessiers, ou/ pieds décollés du sol, genoux vers le menton ou/ pieds au sol à 60 cm des fesses. C’est une autre version qui est présentée ici.

  1. Au sol, en savasana : sur le dos, jambes légèrement écartées, orteils qui tombent à l’extérieur, bras décollés du buste, mains vers le ciel
  2. Echauffement : ramener vos jambes pliées sur votre buste, embrassées-les, doigts enlacés puis faites de petits cercles dans un sens puis dans l’autre avec votre sacrum pour bien décoincer cette partie du corps.
  3. Ensuite relâchez vos bras en T de chaque côté, plantes de pieds sur le sol, faites tomber vos jambes sur le côté droit et faites des angles droits entre buste et cuisses et cuisses et mollets.
  4. Puis posez votre main droite sur le genou gauche et tendez la jambe droite au sol. Enfin le bras gauche est étiré sur le sol derrière vous, bras en contact avec l’oreille gauche.
  5. Dans la posture : respirez dans le poumon tourné vers le ciel, et à chaque expiration « sentez » que l’air coule vous et entraine la détente de tous vos muscles.
  6. Sortie : reprendre savasana et faire l’autre côté !

 

et pour finir, SAVASANA  

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les effets du yoga sur le cerveau

auteur alice walton pour le magasine Forbes, traduit de l’américain

Que fait le yoga à votre cerveau et à votre manière de penser ? Quels sont les effets psychologiques du yoga ?

Il y beaucoup de gens qui disent qu’après avoir commencé le yoga, ils se sentent mentalement plus forts, plus détendus, moins dépressifs et plus pondérés qu’avant. Hey ! Je suis la première à admettre que c’est la meilleure thérapie que j’ai jamais eue. Donc pour examiner comment et pourquoi ces changements apparaissent, je me suis tourné vers deux praticiens chevronnés et reconnus.

Stephen Cope, directeur de « l’Institut pour une vie extraordinaire » au « Centre Kripalu pour le Yoga et la Santé » explique que le yoga est en lui-même une forme de méditation. C’est là que réside son pouvoir.

« Le yoga est un entrainement pour l’attention et la maitrise de soi » dit-il. « Quand nous faisons du yoga, nous entrainons notre conscience à être attentive au flot de nos pensées, de nos émotions et aux sensations du corps, et à composer avec ces différents états sans juger ni réagir ».

En d’autres mots, le yoga nous apprend un nouveau type d’attention. Les gens qui pratiquent le yoga apprennent comment accepter tout le stress provoqué par les pensées qui tourbillonnent dans la tête – la dévalorisation de soi, les inquiétudes, les moqueries – pour ce qu’elles sont : des pensées et rien de plus. Réagir à nos pensées est la cause de nos problèmes. Donc, apprendre à en être les spectateurs et à les accepter sans les juger est la solution. On peut alors les laisser filer, dit Cope et « faire des choix sages, non fondés sur nos réactions à ces états, en s’appuyant sur ce qui est le mieux pour nous.»

Cette idée d’accorder de l’attention aux pensées de quelqu’un sans les juger est l’objet de la méditation consciente, ou de l’entrainement de la conscience. Cette ancienne pratique a gagné beaucoup d’intérêt auprès des chercheurs (et dans la culture populaire) ces dernières années. Les scientifiques ont étudié comment la conscience peut changer les réactions des gens et leurs comportements et comment ils peuvent littéralement changer la structure de leur cerveau. Il a été démontré que l’entrainement de l’attention et de la conscience apportent de grands bénéfices dans la gestion du stress et de la dépression, mais aussi pour les addictions graves. Et le yoga a l’air de fonctionner dans le même sens.

Elena Brower, professeur de yoga Anusara, co-fondatrice et propriétaire du Studio Virayoga à Manhattan, me raconte les changements personnels auxquels elle a assisté dans son propre esprit depuis qu’elle pratique le yoga depuis 15 ans. Elle commence par m’expliquer le changement dans son attention. « Nous avons tous deux côtés en nous ; l’un est replié sur lui-même, introverti et parfois effrayé ; le second est expressif, ouvert, prêt, disponible et franchement courageux. Le yoga nous aide à créer dans notre esprit, une relation patiente entre ces deux aspects. Le yoga apporte un degré de patience et d’écoute que je n’ai jamais retrouvé dans une autre discipline. »

Les deux experts sont d’accord pour dire qu’il y a quelque chose de puissant et d’essentiel dans l’union du corps et de l’esprit que réalise le yoga. Les chercheurs aussi commencent à capter les profondeurs de la connexion corps/esprit. Comme l’explique Cope « les yogis sont menés à croire que le corps et l’esprit sont liés de toutes les manières et donc que l’esprit n’est qu’une forme subtile du corps, et que le corps est une forme grossière de l’esprit. » Ce que nous faisons pour l’un, bénéficie au second. Et comme Brower le dit : « Quand un corps est correctement nourri et entretenu : un corps fort, il nous aide à voir les hilarantes machinations de l’esprit plus clairement » La vie est bien plus agréable quand on apprend à voir nos pensées non comme une réalité grave à laquelle il faut réagir, mais comme d’inoffensifs, presque comiques, petits nuages qui flottent au dedans et au dehors de la conscience. »

Brower nous fait aussi remarquer que nous n’avons pas à pratiquer pendant des heures pour finalement recueillir les bénéfices mentaux que le yoga peut nous apporter. «  Même 15 minutes, avec cohérence, changent ma capacité à être présente. Ma pratique quotidienne se compose de 15/20 minutes de postures et 5/10 minutes de méditation. Me tenir à cette promesse faite à moi-même créé une qualité de présence dans tout ce que je fais. Et je le remarque quand je ne l’ai pas fait. »

Pour les gens qui sont sur le point d’essayer le yoga pour la première fois, Brower avance ceci : « Sachez que cela va prendre un certain temps avant de trouver le professeur qui va s’adresser à VOUS d’une manière que vous puissiez comprendre, mais une fois trouvé, soyez prêt à vous sentir plus fort, plus en sécurité, et bien souvent, ridiculement veinard. Vous serez heureux de connaitre cette force dans votre corps qui apparaîtra avec une pratique cohérente.

Pour finir, en dehors de ses bénéfices physiques évidents, le yoga est super pour ceux d’entre nous qui sommes plongés dans nos pensées à longueur de temps. «  Quand vous avez quelques cours de yoga derrière vous », dit Brower, « la première chose que vous remarquez est l’espace entre les pensées. Littéralement, grâce à votre respiration, une pause se fait, ce qui vous offre du temps entre une pensée et la suivante.

Si vous êtes prêts à sortir de l’enchevêtrement des cogitations, je vous recommande vivement de donner sa chance au yoga.